Compte rendu des élus du CSI INSIS 5 juillet 2016

jeudi 16 mars 2017
par  Administrateur

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Compte rendu des élus du CSI INSIS 5 juillet 2016 - Version PDF

1. Approbation du compte rendu de la réunion du 10 mai 2016

Le compte rendu du CSI du 10 mai 2016 est approuvé à l’unanimité (17 votants).

2. Discussion sur la recommandation du CSI relative au Bioprinting

Suite aux différents échanges au sein du CSI INSIS sur le sujet émergent du Bioprinting, Christophe Vieu propose une recommandation relative à ce sujet, recommandation discutée au préalable au sein du bureau du CSI. La première proposition du texte de recommandation est présentée en séance comme suit :

« Le Bioprinting apparaît aux yeux du conseil scientifique de l’institut comme un thème d’intérêt majeur pour INSIS et au-delà pour le CNRS. L’INSIS finance un PEPS sur la thématique en 2016, qui va commencer à réfléchir sur les pistes ouvertes par le Bioprinting, mais nous préconisons qu’au delà de ce premier effort, un plan d’action d’ambition plus importante soit élaboré. Nous recommandons à l’institut INSIS de mettre en place et de coordonner au sein du CNRS un plan d’action sur le Bioprinting et de fédérer une communauté large et interdisciplinaire (regroupant des technologues, des physico-chimistes, des biologistes, des médecins, des chercheurs en instrumentation et en sciences humaines et sociales) sur ce sujet. L’institut INSIS nous paraît le mieux placé pour mener cette action au sein du CNRS en raison des spécificités du Bioprinting qui correspondent bien à la culture et aux savoir-faire de cet institut.

-  Ce projet ambitieux devrait être lancé en 2017 et devra consister en un plan d’action de recherche pluri-annuel. Ce plan devra également concevoir, organiser et faire vivre un lieu d’échanges afin de croiser les communautés, de structurer l’ensemble des actions nationales qui vont démarrer ainsi que de susciter de nouvelles actions et d’assurer une formation sur le sujet. En partageant les retours d’expériences, les projets et les instruments, en suscitant de nouvelles vocations, il est possible à la communauté française d’occuper une place de choix dans cette thématique.
-  Nous recommandons la mise en place d’un plan d’accompagnement en ressources humaines (coloration thématique de postes sur cette thématique au sein de l’institut et au sein de la CID 54, ITA, accueil en délégation, mobilité…).
-  Nous recommandons la mise en place d’un plan de structuration des équipements (Soutien à des plateformes ouvertes mutualisées mixant technologues, physico-chimistes, biologistes, médecins, création d’un réseau collaboratif de plateformes ouvertes complémentaires…).
-  Nous recommandons l’organisation par l’INSIS d’un colloque international sur le Bioprinting, qui se tiendrait en France en 2017. L’organisation de cet événement pourrait être confiée aux coordinateurs du PEPS INSIS 2016 et à certains membres du CS INSIS.
-  Nous recommandons la mise en place d’une école thématique annuelle sur le sujet.
-  En écho avec le caractère interdisciplinaire de ce plan d’action, nous recommandons que des chercheurs SHS soient associés dès le début. La Mission sur l’interdisciplinarité pourrait être un acteur fort de cette orientation.

Le retour des membres du CSI sur le texte de la recommandation est attendu pour le 29 Août, date de la prochaine réunion de bureau. Le texte sera voté à la prochaine réunion du CSI INSIS du 12 septembre.

3. Présentation de la Mission Calcul – Données, par Denis Veynante, président du comité directeur de la mission

Fabien Godeferd, chargé de mission calcul scientifique, assiste à cet échange du CSI.

Lors du précédent mandat du CSI INSIS, une réflexion sur le calcul intensif/haute performance a été menée avec l’organisation d’une journée scientifique. Le CSI INSIS souhaite poursuivre cette réflexion et a invité Denis Veynante, président du comité directeur de la Mission Calcul – Données (MiCaDo), pour présenter la mission.

Denis Veynante rappelle le contexte puis l’historique de la création de la mission. Les nouvelles puissances de calcul rendent possible le calcul haute performance pour le couplage multiphysique, avec le couplage des codes (exécution simultanée, échange de données). Les besoins de puissance de calcul deviennent aussi de plus en plus importants : résolutions plus fines, augmentation de la taille des problèmes, simulations instationnaires sur des temps de plus en plus longs, problème couplés, … Pour gagner en termes de puissance de calcul, les machines sont massivement parallèles (dizaine de milliers de processeurs) avec un souci de compatibilité entre les modèles, les codes et les machines. Les volumes de données sont aussi de plus en plus importants, non seulement du fait de données issues des simulations, mais de celles issues des grands instruments (Grand collisionneur de hadrons, télescopes), des réseaux de capteurs, des satellites d’observation, des grandes bases de données, d’internet. Ceux-ci s’accompagnent de difficultés liées au stockage (coûts, protection, conservation, sauvegardes), à la manipulation et aux transferts, aux pré- et post-traitements.
La « maturité » dans ce domaine est très différente selon les disciplines. Par exemple, la communauté de physique des particules (IN2P3) a pour habitude d’intégrer les contraintes du calcul au début des projets. Le calcul intensif est une discipline transverse, par nature très interdisciplinaire, mais il n’existe pas de réelle communauté « computational science » en France et aucune communauté ne s’est appropriée cette discipline. Il existe une multitude d’acteurs internationaux (PRACE), nationaux (Grand Equipement National de Calcul Intensif - GENCI), régionaux (méso-centres) et locaux au sein des laboratoires. Le constat est donc une dispersion des moyens avec des machines locales « à soi » et un foisonnement d’initiatives locales plus ou moins coordonnées.

Dans ce contexte, le Comité d’Orientation pour le Calcul Intensif COCIN est créé en 2012 et piloté par l’INS2I, avec une représentation des instituts (un représentant par institut) et d’experts (représentants de la Direction des Services d’Information, IDRIS, Centre de Calcul CC-IN2P3). La mission du COCIN est d’engager une réflexion sur les besoins, l’organisation et l’évolution du calcul intensif (mais aussi sur le stockage des données et l’informatique scientifique) au CNRS. Le COCIN a recommandé de mettre en place une mission pour le calcul scientifique rattachée à la Délégation Générale Déléguée à la Science (DGDS), afin d’opérationnaliser le COCIN, de renforcer les synergies entre les différentes composantes autour du calcul intensif, et d’intégrer les enjeux pluri- et inter- disciplinaires. La mission est créée en 2015 pour le calcul « haute performance », les grilles, le « cloud » et les infrastructures de données scientifiques massives.
On peut distinguer les supports nationaux avec l’IDRIS (UPS, Orsay) et le CC-IN2P3 (USR, Lyon) pour le CNRS où les moyens et les missions sont bien identifiés, et les moyens régionaux avec les méso-centres et les centres de compétences (maisons de la simulation…) souvent adossés à un méso-centre, pour lesquels une action de structuration menée par la mission est possible. Pour ces moyens régionaux, le CNRS est généralement sollicité après coup pour créer des structures opérationnelles (UMS, USR), participer aux frais de fonctionnement ou demander du personnel pérenne.

Ainsi la mission a permis de structurer et d’optimiser des moyens de calcul au niveau régional, en attribuant des moyens financiers et humains (sous condition de rationalisation, optimisation et mutualisation). Le ministère a labellisé des « Data Center » régionaux comme le CALMIP (méso-centre Toulouse, UMS INSU) ou la Maison de la simulation (Orsay, USR INS2I).
En pratique, les instituts continuent de gérer les infrastructures calcul/données mais les affectations de moyens humains sont gérées par la mission (contrairement à la Mission pour l’Interdisciplinarité). Les moyens 2016 pour la mission sont de 5 ETPTs (niveau IE ou IR). Les moyens des centres nationaux, ceux de la participation aux méso-centres et structures type MdS (UMS, USR), et ceux dédiés aux actions structurantes, sont affectées à la mission.
On assiste à une évolution du paysage : le Grand Equipement National de Calcul Intensif (GENCI) évolue vers des missions de stockage ; le PRACE 1 est terminé et un modèle PRACE 2 est en cours de gestation.
La répartition par comité thématique des ressources GENCI par les laboratoires INSIS montre une prédominance des thématiques de la section 10 (thèmes concernant les écoulements non réactifs et des écoulements réactifs et/ou multiphysiques : 60.3% des ressources GENCI en mécanique des fluides, 20.6% en combustion, 11.4% en fusion nucléaire avec ITER et 3% en physique des matériaux) et la quasi-absence des thématiques des sections 8 et 9. Ce constat suscite plusieurs interrogations : est-ce dû à une méconnaissance des moyens nationaux ? Des ressources inadaptées ? L’absence de besoins ? Une auto-adaptation aux moyens locaux disponibles ?

Fabien Godeferd fait remarquer que des chercheurs de la section 9 ont été accompagnés pour utiliser les moyens en calcul haute performance et ont gagné en force de calcul, mais cela demande un fort investissement au départ pour les chercheurs.
Il est noté que le CEA est plus actif pour le calcul intensif sur les matériaux.
Michèle Basseville rappelle que le DEFI MASTIDON s’achève cette année et a permis la création d’un GDR Madix sur les grandes masses de données, c’est pourquoi la section 7 recommande de centrer les réflexions sur le calcul (et moins sur le stockage).
Certaines difficultés ou limitations du calcul haute performance sont discutées, comme par exemple, l’impossibilité d’utiliser certains codes industriels sur des machines en évolution, la nécessité de dédier ou de développer des codes pour certaines machines spécifiques, et le coût des logiciels commerciaux multipliés avec le nombre de processeurs utilisés. On évoque aussi la difficulté de réaliser des thèses sur des thématiques impliquant des calculs intenses de l’ordre du mois.
Les membres du CSI suggèrent de mener une réflexion sur les besoins de certaines communautés (comme celle des génies des procédés) qui auront tendance à se tourner plutôt vers des logiciels commerciaux, et de faire un point sur les centres de calcul à l’étranger.

4. Présentation du groupe GTB – Jeunes chercheurs – Précarité

Nicolas Sandeau fait un point sur les travaux du groupe. Les objectifs du groupe Jeunes chercheurs/Précarité sont : 1) d’avoir un aperçu de l’état d’esprit des jeunes chercheurs de l’INSIS, 2) savoir par qui (et comment) sont recrutés les jeunes docteurs issus des laboratoires rattachés à l’INSIS, et 3) comment est valoriser le doctorat auprès des entreprises.
Si le nombre de CR et DR CNRS recruté à l’INSIS est connu, il n’en est pas de même pour les MCF et les professeurs. Par ailleurs, les statistiques sur l’emploi des doctorants (quelques années après la thèse) ne sont pas connues pour les laboratoires associés à l’INSIS. Afin de connaître ces statistiques, le groupe propose de solliciter les directeurs de laboratoire de l’INSIS pour connaître le nombre de postes CR, MCF, DR et PR pourvus chaque année dans les laboratoires INSIS depuis 2006, et de solliciter les écoles doctorales pour connaître le devenir des doctorants de l’INSIS 10 ans après la thèse. Il serait intéressant de pouvoir corréler ces données sur l’emploi après-thèse avec celles sur la provenance de ces docteurs (Grandes Ecoles ou Universités-Master).
Afin d’avoir un aperçu de l’état d’esprit des jeunes chercheurs, le groupe prépare un questionnaire destiné aux jeunes Chercheurs et Enseignants-Chercheurs comprenant une cinquantaine de questions à réponses courtes afin d’obtenir des informations sur l’origine universitaire des jeunes recrutés, sur la période de « précarité » (post-doc, ATER, chômage…), sur l’accession au poste et sur l’impact des financements sur leur recherche.

Une discussion s’en suit. Selon l’expérience de quelques membres du CSI, la culture des entreprises françaises est plutôt de recruter des ingénieurs et depuis une dizaine d’années, des ingénieurs-docteurs. A l’étranger, le diplôme de doctorat est plus reconnu que le diplôme d’ingénieurs. En France, le diplôme de doctorat commence seulement à être reconnu par les entreprises.
Il serait intéressant d’interroger des grands groupes dans les domaines de l’automobile, de la métallurgie, des énergies pour connaître l’emploi des docteurs dans les grandes entreprises, en étant vigilant de bien obtenir les informations sur les docteurs (et non pas sur les docteurs-ingénieurs).
A noter que les membres du groupe devront se mettre en contact avec Claire Werlen afin de mettre en place le questionnaire en ligne.

5. Présentation du groupe GTE – Relation entreprise

5.1. Journée d’échanges GIFAS – CNRS

Jean Chazelas fait le bilan de la première journée d’échanges entre le Conseil des Industries de Défenses Françaises (CIDEF)/Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS) et le CNRS organisé par l’INSIS, avec la présence de représentant des grands groupes industriels et d’autres instituts du CNRS (INP, INS2I, INSU). A noter que des groupes de travail sur les « Technologies de rupture » GIFAS/CIDEF ont été créés à la demande de la Direction Générale de l’Armement (DGA). Les réflexions sont menées avec un ensemble de partenaires (Airbus Group, Dassault aviation, DCNS, Latécoère, Liebherr aérospace, MBDA, Nexter systems, Onera, Safran, Sogeclair Aérospace, Thalès, Zodiac aérospace, GICAT).

Les objectifs de cette journée sont d’identifier des grands axes communs de réflexion autour des ruptures technologiques dans nos domaines, d’identifier les thématiques non traitées et les thématiques connexes aux thématiques traitées.

Le bilan de la journée a été restitué aux représentants de la Mission pour la Recherche et l’Innovation Scientifique MRIS de la DGA, et une nouveauté thématique liée aux géosciences a été mise en évidence (par rapport aux thématiques futures de la DGA déjà identifiées). Par ailleurs, des journées thématiques dédiées aux thématiques « Homme & Systèmes » et « Photonique » seront créées. L’objectif de ses journées thématiques sera d’établir un programme de recherche commun dans les thématiques sélectionnées avec un appui des entreprises (bourses de thèse) pour démarrer et éventuellement pour l’ouverture future d’appels à projet (type ANR comme le programme ASTRID avec co-financement DGA). Il serait intéressant de poursuivre ces échanges dans le cadre d’un GDR, afin d’élargir à des laboratoires qui n’ont pas été inclus dans cette première journée d’échanges.

5.2. Les Instituts Carnot

Dans un premier temps, Philippe Girard présente quelques exemples de sujets à traiter par le groupe E « Relation entreprises & Valorisation industrielle » :
-  les Instituts Carnot (identification des labos INSIS faisant partie d’un Institut Carnot, liens avec les pôles de compétitivité, rôle des Comités d’Orientation Stratégiques des Carnot, premiers résultats de la politique des Carnot en place/PME),
-  les Labcom, les UMR CNRS/entreprise, retours d’expérience et résultats,
-  les politiques mises en place (soutien aux PME dans les régions, aides pour l’action des SATT, CRiTT, identification des réseaux en place et développements possibles, organismes professionnels, identification des outils existants pour le financement, la communication et la mise en relation),
-  un benchmark avec les autres pays étrangers.

Par la suite, Philippe Girard présente les Instituts Carnot « IC » (et plus spécifiquement Carnot 3). Philippe Girard fait partie du Conseil Industriel des IC. Le rôle du Conseil Industriel des IC est de donner un retour sur les attentes des entreprises sur la relation partenariale, de proposer des stratégies de réponse des IC, et de donner des avis sur l’organisation du réseau. Ce conseil industriel a aussi un rôle de lobbying et de soutien, en affirmant le positionnement du réseau des IC dans le paysage socio-économique, en faisant connaître le professionnalisme et les spécificités du réseau des IC, en faisant connaître la contribution du réseau des IC au développement économique territorial et national, et enfin, en constituant des relais en direction des leaders d’opinion et des décideurs de l’Etat.

Pour le Carnot 3, on a pu comptabiliser 15 nouvelles candidatures et 31 candidats au renouvellement (dont 1 abandon, 1 fusion, des évolutions de périmètres de certains Carnot). Le PIA soutient 8 actions Carnot filières dont l’objectif est de faciliter l’accès des compétences et des moyens (via des plateformes) des membres de chaque action Carnot aux entreprises des secteurs concernés. Il s’agit d’une démarche des IC pour permettre des partenariats avec des entreprises et proposer des développements technologiques lisibles et structurées avec une analyse des besoins R&D (en lien avec les attentes du marché), et pour accompagner la démarche d’innovation et l’accès aux plateformes technologiques. Le regroupement en filières économiques a pour objectif de mieux répondre aux besoins des PME/ETI et d’amplifier l’impact des IC sur l’innovation et la compétitivité des entreprises. Ainsi, le Carnot 3 est orienté pour favoriser les interfaces entreprises/EPIC et les plateformes technologiques (c’est une demande forte du CEA qui souhaite faire venir les entreprises sur ses plateformes). Le CNRS est donc plutôt défavorable à cette nouvelle mouture. Le danger est que le pourcentage de recherche externalisé (55% pour Carnot 2) augmente dans Carnot 3 et que les projets Carnot soient des prestations de service « déguisées » et réalisées par la recherche académique.
Le Carnot 3 lance aussi un plan d’action à l’international avec des actions prévues (par exemple des évènements Carnot en partenariat avec les ambassades, des partages d’expériences et de bonnes pratiques,…) sur 9 zones géographiques prioritaires (Allemagne, Royaume-Uni, USA, Canada, Japon, Brésil, Chine, Corée du Sud et Singapour).
Le Carnot 3 développe la communication vers les industriels grâce à une lettre d’information mensuelle au format court avec des points marquants, ceci afin de gagner en notoriété et d’être reconnu comme l’acteur R&D de l’innovation des entreprises. Un groupe de réflexion a été mise en place pour analyser les besoins du réseau en termes de communication et définir un nouveau plan de communication dès 2017.
Suite à cette présentation sur les IC, le groupe E « Relations entreprises & Valorisation industrielle » rapporte leur liste d’idées et d’interrogations pour répondre aux questions générales suivantes : Comment le CNRS peut-il se faire mieux connaître des PME/ETI ? Comment nouer des contacts ?

6. Points d’actualité par le directeur INSIS Jean-Yves Marzin

-  L’affectation des nouveaux entrants CR se déroule bien.
-  Etant donné les premiers résultats des élections des sections du comité national, l’INSIS prépare la nomination des nouveaux membres.
-  L’évaluation du CNRS aura lieu les 18, 19 et 20 Juillet.
-  Une divergence entre la direction de l’institut et les avis des sections concernant les créations et suppressions d’unités de recherche sera abordée à la prochaine réunion du CSI INSIS, concernant le renouvellement du Laboratoire de Mécanique de Lilles - LML (avis réservé sur l’avenir de la FRE).
-  Préparation de la journée des directeurs des GDR INSIS

7. Présentation du groupe GTD – Réseaux

Pascal Pareige fait le bilan du groupe GTD – Réseaux, qui s’interroge dans un premier temps sur le retour attendu par la direction de l’INSIS. Jean-Yves Marzin souhaite connaître les couvertures thématiques des GDRs et leur utilité (amorçage pour créer des communautés ou GDRs de structuration et d’animation). L’ensemble des fiches de création et de renouvellement des GDRs recueilli par l’institut a été transmis au groupe. Le groupe a synthétisé différentes informations pour chaque GDR lié à l’INSIS.
Le GDR est un vivier scientifique avéré, fonctionnant en réseau souvent autour d’un laboratoire phare et il a un rôle important d’animation scientifique. C’est un outil intéressant pour les échanges et la structuration de thématiques. Les doctorants, bien que ce ne soit pas toujours bien explicité, ont un rôle non négligeable dans la vie des GDR. Les dossiers disponibles sont toutefois difficiles à exploiter, de par leur diversité et une structuration laissée à la libre appréciation du rédacteur. Parfois plus qualitatif que quantitatif on peut regretter l’absence de mots clés et les sites web sont de qualité souvent insuffisante pour palier à cela. Ainsi est-il souvent difficile de recenser le nombre de chercheurs impliqués par laboratoire, d’avoir une vision budgétaire du fonctionnement, de définir le rôle des industriels ou le positionnement à l’international. La quantification des plus-values des GDR en termes de bilan scientifique (production scientifique), bilan de notoriété (liens créés, structuration effective, séminaires), bilan de formation (apport pour les doctorants) n’est pas souvent disponible alors qu’elle pourrait valoriser la structure. L’exploitation des informations fournies par les GDR à l’INSIS ne permet pas de faire une cartographie thématique pour alimenter les réflexions stratégiques de l’INSIS. Ainsi, pour permettre la valorisation et la lisibilité de leurs activités par l’INSIS, on pourrait envisager des indicateurs plus précis (Manifestation / rayonnement, formation doctorale – vivier, relations avec l’industrie, positionnement vis-à-vis de l’international, appels à projet, recommandation-prospective etc.). Un travail en lien avec les directeurs des GDR semble nécessaire. Dans cette optique on pourrait aussi envisager de définir un format type du rapport d’activité permettant l’optimisation de son exploitation.
Benoît Rousseau, représentant de la section 10, souligne que les sections du comité national disposent des documents nécessaires pour l’évaluation des GDRs (pour leur création ou renouvellement) et qu’il serait important de recouper les informations entre le CSI INSIS, les sections du comité national et les directeurs de GDRs. Jean-Yves Marzin suggère qu’il faudrait un établir un modèle pour recueillir les informations des GDR et permettre une analyse plus fine de la couverture thématique des GDRs (mots clés avec les champs disciplinaires). Ce travail doit être fait en collaboration avec Laurence Hartmann.

8. Point sur les avancées des autres groupes (GTA, GTC, GTF, GTG)

-  GTA Sciences de l’ingénieur : Le groupe est actuellement en situation d’attente car il a besoin d’informations sur les autres thèmes (interdisciplinarité, international) pour progresser.
-  GTC Politique de site : Un premier questionnaire sur le point de vue des gouvernances locales (COMUE) sur l’input du CNRS est en cours d’élaboration au sein du groupe.
-  GTF Interdisciplinarité : Le groupe va se placer sur des scenarii concrets (le Bioprinting et un second sujet à définir) afin de comprendre comment naît un sujet interdisciplinaire.
-  GTG International : Le groupe va recueillir les informations sur les Groupements de Recherche Internationaux (GDRI). L’institut souhaite développer des actions/collaborations avec deux pays émergeants : l’Inde et l’Iran. Le groupe souhaite aussi mener une enquête sur les thèses en co-tutelle ou en collaboration internationale depuis 10 ans. Jean-Yves Marzin fait remarquer qu’une enquête est en cours sur les collaborations internationales des laboratoires du CNRS sur quelques pays (Inde…). Laurence Hartmann a aussi listé les co-publications du CNRS/INSIS : les Etats-Unis et la Chine sont les deux premiers partenaires de l’INSIS en terme de co-publications.

9. Informations et questions diverses

Les membres du CSI sont invités à proposer 2 sujets scientifiques émergents avant le 29 Août. Le rapport de prospective que nous aurons à faire en dernière année de mandat pourra s’appuyer sur le travail que nous allons réaliser autour de ces sujets scientifiques.
Une association est en cours de fondation par le président de la CPCN, appelée Recherche Scientifique Solidaire.
Dany Escudié sera la nouvelle coordinatrice de la Coordination des responsables des instances du CoNRS (C3N).



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