Compte rendu de la réunion du comité de liaison intersyndical (SGEN-­‐SNCS-­‐SNTRS) de la section 40 du CoNRS. 26 juin.

mardi 1er septembre 2015
par  Administrateur

Présent.e.s : Laure Bereni (secrétaire de la section 40, élue SNCS), Hélène Combes (membre de la section 40, élue SNCS), Renaud Crespin (SGEN, secrétaire du CL), Sophie Duchesne (SNTRS, co-­‐ secrétaire du CL), Samuel Hayat (FERC), Guillaume Mouralis (membre de la section 40, élu SNCS), Etienne Pennisat (SNCS, secrétaire du CL), Alexis Spire (SNCS), Isabelle Veyrat-­‐Masson (SNCS).

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CR réunion intersyndicale CL-40 26/06/2015

1. Laure Bereni a rendu compte de la session de concours – cf. rapport annexé à ce CR.

Les taux de pression sur les concours restent constants, ainsi que le nombre élevé de postes coloriés. Si le respect des coloriages du concours 40/03 (6 postes CR2 dont un coloriage Genre et un Chine, Corée ou Japon) n’a pas posé de problème, la nouveauté et principale difficulté de l’année a été la gestion des fléchages laboratoires de deux concours CR assortis de coloriages thématiques : le concours 40/02 (2 postes CR1 dont un fléché CRAPE et colorié Santé ou environnement) et 40/04 (un poste CR2 fléché CERTOP et colorié Risque, santé ou alimentation). Le jury d’admission, pour lequel P.Bourdelais a lui-­‐même rapporté sur les dossiers de la 40, a refusé de confirmer le classement du jury d’admissibilité sur le concours 40/04 (un des neufs postes mis au concours en section 40 n’a donc pas été pourvu). Les membres de la section reconnaissent que leur classement a pu sembler difficilement lisible, plusieurs candidat.e.s se retrouvant classé.e.s sur plusieurs concours. Il reste que la combinaison fléchage plus coloriage est difficilement gérable et définit un « vivier » extrêmement étroit, et donc injuste par rapport aux autres concours.

Le CL a longuement débattu de cette question. L’ensemble des présent.e.s s’est déclaré conscient de l’enjeu que représente, pour les laboratoires de science politique en région, les affectations de chercheurs. Etant donné la rareté des déplacements de chercheurs confirmés de Paris vers la province, cela suppose bien que les nouveaux recrutés soient affectés prioritairement en région. Au cours de leurs premières années de carrière, ils/elles monteront des projets qui contribueront au dynamisme de leur labo, quitte à demander leur mutation quatre ans plus tard. Cette circulation, qu’on connait dans d’autres secteurs de la fonction publique, est redevenue nécessaire. A charge pour les labo en question de bien les accueillir. La lettre des directeurs de laboratoires qui alertait la communauté sur le dépeuplement et les risques à terme de fermeture des unités de science politique hors Ile-­‐de-­‐France ne demandait pas de fléchage. La combinaison fléchage et coloriage thématique, qui correspond à la politique de site choisie par le CNRS et combattue par les syndicats, n’est pas une bonne solution et s’avère de plus inadaptée à la situation actuelle. Elle encourage les pratiques les moins transparentes et distord profondément les concours. Il faut que la communauté soutienne l’idée que les candidat.e.s au concours CNRS commenceront leur carrière en région, que cette règle soit clairement annoncés afin qu’ils/elles prennent des contacts en fonction et que la politique d’affectation par la direction de l’InSHS soit clarifiée. Le CL propose d’écrire un texte en ce sens à faire signer largement pour appuyer la section. Alexis Spire s’engage à proposer une première version aux participant.e.s à la réunion.

2. JAD – Jury d’admissibilité sur dossier

Cette année, la section a retenu 48% des candidat.e.s pour l’audition qui s’est faite devant 3 jurys de 5 membres. LB a rappelé la procédure : deux rapporteurs, dont l’un.e traite de l’ensemble du dossier et l’autre se consacre plus particulièrement au projet. Les critères de sélection des candidat.e.s à auditionner sont : le périmètre de la section ; la qualité du projet ; un seuil minimal de publications (au moins un article dans une revue à comité de lecture et quelques autres publications sur d’autres supports – l’évaluation du dossier de publications tient compte de l’âge scientifique du candidat). LB précise que le dernier critère est celui qui écarte le moins de dossiers. EP demande à ce qu’un bilan de l’expérience de cette sélection soit tirer et présenter par la section. La question du périmètre de la section, qui est discutée notamment avec la section 36, est importante car les candidatures multiples vont croissant. La direction de l’InSHS réfléchit sérieusement à la fusion des deux sections ce qui aurait des conséquences graves sur le nombre des postes. On sait que la science politique et la sociologie sont dans le collimateur de la direction de l’institut.

SH a fait valoir le coût que représente le projet pour les candidat.e.s, coût qui peut sembler démesuré à celles et ceux qui ne sont même pas auditionné.e.s. Il souhaiterait que le CNRS s’inspire des procédures de sélection en plusieurs temps adoptées au niveau européen et maintenant par l’ANR. Mais le projet est justement un critère important pour la sélection en JAD. Il reste que tout le monde a conscience du parcours du combattant que représente le concours et plus largement, l’accession à un poste titulaire pour les jeunes collègues.

3. Délégations

IVM demande des précisions sur les délégations. LB rappelle que la section examine les candidatures, avec double rapporteur.e, et fait un classement A+, A et C. La direction de l’Institut ne respecte pas toujours ce classement puisqu’elle décide en relation avec les directions d’université et de site. Cette année, il y a eu beaucoup plus de délégations que les années précédentes, peut-­‐être à la faveur de la politique de site justement, et une seule des candidates classées A+ n’a pas obtenu de délégation (déclassement d’autant plus problématique que cette candidate avait déjà été classée A+ en 2014 par la section 40, et n’avait déjà pas obtenu de délégation). Par contre, les informations sont parvenues aux candidat.e.s en ordre très dispersé.

Les responsables syndicaux du CL vont faire en sorte de le réunir de nouveau après chaque session. RDV donc après la session d’automne (prévue les 26 et 27 novembre).

Bon été…

Renaud Crespin (SGEN-­‐CFDT), Sophie Duchesne (SNTRS-­‐CGT) et Etienne Penissat (SNCS-­‐FSU)

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CR réunion intersyndicale CL-40 26/06/2015

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