Compte-rendu du CS INSIS - 1er décembre 2011.

vendredi 29 juin 2012
par  Dimitri Peaucelle ST2I

- Actualités de l’INSIS : périmètre (réduit), postes (baisse), budgets (baisse)...
- Définition de l’Ingénierie et de l’INSIS
- Relations avec les entreprises au sein de l’INSIS
- Préparation de la réunion sur le calcul intensif
- Recommandation sur la future section 7

Compte-rendu informel CSI INSIS du 1er décembre 2011.

Il n’a pas été approuvé, modifications possibles

Introduction de Anne-Sophie Bonnet.

Anne-Sophie Bonnet présente Sébastien Candel, membre du CS du CNRS et invité au CSI INSIS pour renforcer le lien entre le CS du CNRS et le CSI INSIS. Les représentants des sections 8-9-10 ont été sollicités pour discuter des thématiques scientifiques de l’INSIS pendant la première partie de ce CSI : sont présents Gilles Dambrine (section 8) et Gilles Flamant (section 10). Il n’y a pas de représentant spécifique à la section 9 (Djimédo Kondo excusé).

Anne-Sophie Bonnet rend compte de la rencontre avec Alain Fuchs (avec les présidents des sections 8-9-10) qui fait suite à la lettre du 8 juillet. Le cas des laboratoires travaillant sur les thématiques SIAR, qui ont majoritairement demandé leur rattachement à l’INS2I, a été abordé. La volonté de conserver un lien fort entre ces laboratoires et l’INSIS est partagée. Un double rattachement (INS2I et INSIS) de la nouvelle section 7-SIAR a été envisagé, même si Alain Fuchs le juge purement « cosmétique ». Concernant la définition de l’INSIS, Alain Fuchs a indiqué qu’une difficulté est que l’INSIS a perdu sa spécificité d’un lien fort avec les entreprises, dans la mesure où l’ensemble des instituts du CNRS présente aujourd’hui cette caractéristique.

Discussion avec Claudine Schmidt-Lainé sur les actualités de l’INSIS.

Claudine Schmidt-Lainé indique que le périmètre de l’INSIS a peut-être bougé un peu trop dans la période récente, que ce fait a pu engendrer une difficulté. Claudine Schmidt-Lainé invite le CSI INSIS à réfléchir à la définition de l’ingénierie. Il serait réducteur de ne retenir que les notions de physique appliquée et de recouvrement de l’ensemble amont-aval. Il faudrait quelque chose de plus fédérateur pour l’ensemble des laboratoires de l’INSIS : peut-être la notion de système avec intégration.

Cette démarche du CSI pourrait lui permettre de prendre une place au centre de la vie de l’institut. Cette démarche donnerait également des éléments de la réponse à la question posée au sein du CSI INSIS (la question était : à quoi sert un CSI ?).

Claudine Schmidt-Lainé rend compte de son intervention au sein du CS du CNRS des 10-11 octobre 2011. La démarche générale de l’ingénierie est celle de l’intégration, marquée par une recherche en partenariat importante. Les secteurs et les disciplines privilégiés s’articulent autour des sections 8, 9 et 10. Les trois grands secteurs qui se dégagent on été définis avec les directeurs adjoints scientifiques (DAS) : la santé et le vivant (lien avec l’INSB), l’environnement (travail conjoint avec l’INEE à venir), les nano- et micro- technologies. Il faut également ajouter la notion d’énergie. Claudine Schimdt-Lainé affirme que l’INSIS ne deviendra pas un institut de l’énergie. En revanche, l’INSIS a vocation à devenir le marqueur de cette thématique au CNRS, en particulier à travers l’alliance ANCRE (partenaires principaux : CEA, IFP, CPU, CNRS, INRA). Cette thématique sera donc affichée clairement à l’INSIS.
Claudine Schmidt-Lainé aborde la question de la constitution du CSI, suite au changement de périmètre qui va conduire certains membres à démissionner. Pour remplacer Riadh Cammoun (nommé extérieur, CEA) qui a démissionné, Laurent Nicolas (DAS section 8) cherche un nouveau membre au sein du CEA. Concernant la section 7, elle doit être représentée, puisque des laboratoires avec une section 7 importante ont choisi de rester rattachés à l’INSIS. Cependant, le changement de périmètre peut être l’occasion de réaliser un rééquilibrage entre les disciplines. Des membres du CSI indiquent que ce rééquilibrage devrait se faire en faveur de la section 8, actuellement peu représentée. L’idée de représenter la géotechnique et/ou les SHS est également évoquée.

Claudine Schmidt-Lainé présente la notion de bi-rattachement de laboratoires. La proposition de bi-rattachement fait suite aux difficultés exprimées par certains laboratoires de choisir entre INS2I et INSIS pour leur rattachement principal. Cette notion pourrait constituer un élément de la réponse à la demande de pilotage de la section 7 par les deux instituts INS2I et INSIS. Le bi-rattachement vise à corriger la notion de rattachement secondaire qui est, en pratique, anecdotique. L’exemple du LAAS est révélateur : les chercheurs sont répartis pour 40% en section 8 et 60% en section 7, les ingénieurs et techniciens pour 70% en section 8 et 30% en section 7. Il y a un véritable équilibre auquel le modèle de rattachement principal et secondaire n’apporte pas de solution convenable. C’est pourquoi une expérience de bi-rattachement va être menée sur trois laboratoires via INSIS : LAAS, CREATIS et TIMC. La volonté est de créer des dialogue et lien permanents entre l’INSIS et ces laboratoires avec, en particulier, la proposition d’un DAS commun à l’INS2I et l’INSIS. Claudine Schmidt-Lainé indique que Jean-Marc Chassery, qui était DAS de la section 7, a démissionné.

Lionel Buchaillot interroge sur la notion de bi-rattachement qui existe déjà, en s’appuyant sur exemple de l’IEMN qui est effectivement suivi par les deux instituts INSIS et INP. Pour les chercheurs le principe fonctionne. En revanche, pour les ITA, il y a une difficulté réelle puisque, à travers DIALOG, c’est forcément l’INSIS qui donne des moyens ; et l’INP renvoie systématiquement vers INSIS. Claudine Schmidt-Lainé répond que cet exemple de fonctionnement correspond à un rattachement de type principal-secondaire. La notion de bi-rattachement se traduira par un fonctionnement plus équilibré. En revanche, avec le bi-rattachement, la gestion sera toujours assurée par un seul institut.
Dominique Habault demande si tous les laboratoires ont exprimé un choix. Claudine Schmidt-Lainé répond qu’une majorité de 13 laboratoires ont demandé un rattachement principal à l’INS2I (avec rattachement secondaire à INSIS), trois laboratoires feront l’expérience du bi-rattachement, et trois laboratoires restent en rattachement principal à l’INSIS. La question du rattachement a également été posée à certains GdR...

Le point sur les postes ouverts au concours de chercheurs est réalisé.
- Section 10 : 6 CR2, 2 CR1, 11 DR2 et 1 poste affiché en DR1.
- Section 9 : 5 CR2, 0 CR1 et 6 DR2.
- Section 8 : 5 CR2, 1 CR1 et 9 DR2.
Claudine Schmidt-Lainé précise que l’INSIS n’est pas plus mal traité que les autres instituts, voire que les arrondis sont plutôt favorables à INSIS. Les postes sont attribués sur la base du remplacement des seuls départs en retraite (ces départs en retraite sont estimés par la DRH). Les départs définitifs ne sont pas remplacés. Un nombre global de postes est attribué à l’INSIS qui réalise ensuite la répartition en son sein. Des précisions concernant les ITA. Les chercheurs ont été privilégiés en 2011 avec le remplacement de l’ensemble des départs, ce qui s’est traduit par 20 postes d’ITA non remplacés. Pour 2012, l’équilibre entre chercheurs et ITA sera respecté, cette situation est moins favorable pour les chercheurs. Enfin, Claudine Schmidt-Lainé indique un problème d’estimation du nombre de départs en retraite de la part de la DRH en défaveur de l’INSIS (environ 50 départs estimés au lieu de 69), qui se traduit par un déficit correspondant. L’INSIS subit donc un cumul de deux déficits de postes d’ITA suite à l’arbitrage en faveur des chercheurs en 2011 et l’estimation basse de la DRH.

Claudine Schmidt-Lainé informe de la situation budgétaire. Le budget du CNRS est constant, la masse salariale augmente mécaniquement avec le GVT (glissement vieillesse technicité), et le financement des TGIR (Très Grandes Infrastructures de Recherche) est incompressible. Par conséquent, le budget disponible baisse. Claudine Schmidt-Lainé précise que, globalement, le soutient de base n’avait pas baissé en 2011 à l’INSIS. Des membres du CSI expriment leur désaccord avec cette affirmation. Ensuite, Claudine Schmidt-Lainé indique que les CPER (contrat de plan état-région) n’ont pas été pris en charge par l’INSIS en 2011. L’INSIS devra donc prendre en charge en 2012 sa part des CPER correspondant aux deux années 2011 et 2012. Dans ce contexte, les soutiens de base baisseront en moyenne de 25 % en 2012. Le problème du coût des projets financés par l’ANR pour le CNRS est abordé. Ces projets rapportent 11 millions d’euros par an via les 4% de frais de gestion prélevés sur le financement total, mais ils coûtent un peu plus de 30 millions d’euros au CNRS en frais de gestion. Le bilan est un trou de 20 millions d’euros à la charge du CNRS. Cette situation doit changer, par exemple en augmentant les « overhead », les frais de gestion. Le préciput est reversé à l’établissement hébergeur qui est, pour une majorité des unités, autre que le CNRS. Enfin, Claudine Schmidt-Lainé annonce une bonne petite nouvelle. Un budget a été réservé au ressourcement. En pratique, 20 bourses de thèses seront attribuées par l’INSIS (10 bourses complètes et 10 bourses co-financées) sur des sujets libres. Un critère d’affectation de ces bourses de thèses sera une recherche en partenariat importante au sein des laboratoires, avec l’objectif de contribuer au ressourcement au sein des laboratoires fortement impliqués dans le partenariat. Ces bourses remplacent en quelque sorte les anciennes BDI (bourse de doctorat pour ingénieur). Des membres du CSI expriment des remarques. Ces bourses ne sont pas accompagnées de ressources de fonctionnement et ne sont donc pas compatibles avec tous les sujets libres. La priorité donnée aux laboratoires qui ont déjà des ressources issues du partenariat importantes semble inappropriée.

Réflexions sur la définition de l’ingénierie et de l’INSIS.

Présentation de la section 10 par Gilles Flamant. La section 10 rassemble environ 400 chercheurs, comprend 5 disciplines (mécanique des fluides, génie des procédés, plasmas froids et laser, combustion, transferts thermiques), présente des interfaces avec les sections 1, 4, 8, 9, 15 et 30. Les applications concernent les transports, l’énergie, l’environnement, la santé, et la sécurité.

Présentation de la section 8 par Gilles Dambrine (Claude Pellet excusé). La section 8 rassemble 379 chercheurs, 1400 enseignants-chercheurs associés, et est caractérisée par une présence du CEA (le Leti). Les 6 thématiques de la section 8 sont les nanotechnologies, les micro- et nano-systèmes, la photonique, la micro- et nano-électronique, les ondes et composants hautes fréquences, le génie électrique. L’approche est de type ingénierie (toute la chaîne jusque l’application) et considère tout le système (plusieurs composants).
Présentation de la section 9 par Anne-Sophie Bonnet (Djimédo Kondo excusé). En comparaison avec les autres sections, la section 9 est plus petite, et peut être plus ouverte avec des recrutements sur des thématiques interdisciplinaires, des liens avec les SHS (acoustique et musique, psycho-acoustique). L’approche est également typiquement INSIS, du fondamental à l’application. Les domaines d’applications sont très proches de ceux de la section 10 : transport (contrôle du bruit et GdR ville silencieuse), énergie, environnement (réchauffement climatique), santé, sécurité. La diversité des objets étudiés est réelle et, de l’élaboration de matériaux fonctionnels au calcul de structures, une véritable spécificité française dans chacun de ces domaines s’est construite.

Sébastien Candel, représentant du CS du CNRS, mentionne les aspects qui font partie de l’identité de l’INSIS : les aspects SIAR (signal, image, automatique et robotique) sont importants et il faut assurer un continuum avec cette section, les aspects ingénierie et systèmes complexes, et les aspects théoriques jusqu’à l’application la plus pratique. Ces aspects de l’INSIS permettent de créer une activité scientifique de haut niveau pour des applications, ce qui est très important pour le CNRS.
Claudine Schmidt-Lainé conclut en invitant à approfondir ces réflexions. L’INSIS est plus que l’intégration depuis l’amont jusque aval, il convient d’y ajouter l’approche système, la démarche, la façon d’aborder les problèmes qui est la richesse de l’INSIS.

Départ de Claudine Schmidt-Lainé et suite de la discussion.
La volonté de mettre en avant l’aspect énergie ne semble pas cohérente avec la situation de l’INES (Institut National de l’Energie Solaire), qui a été « mal géré » par le CNRS : lors de la création de l’INES à Chambery, le CNRS et l’INSIS ont affecté peu (ou pas) de postes.
Les sections 8 et 9 changent d’intitulés, avec des ajouts qui émane des sections : ajout de micro- et nano-systèmes pour la section 8, et ajout de biomécanique pour la section 9.

Concernant la constitution du CSI INSIS, Anne-Sophie Bonnet propose d’envoyer un message à Christian Jutten, Philippe Salembier, et Cédric Demeure pour les inviter à laisser leur place au sein du CSI INSIS. Laurent Nicolas (DAS section 8) cherche un remplaçant au CEA pour Riadh Cammoun. Une interrogation subsiste concernant le maintien ou non de Guy D’Urso (industriel). A ce stade, trois remplaçants doivent être trouvés (dont une personne en section 8). Alain Richard reste membre du CSI INSIS, et sera donc dans les deux CSI de l’INS2I et l’INSIS.
Anne-Sophie Bonnet propose que le CSI INSIS vote une motion soulignant l’importance de la présence des thématiques SIAR dans l’INSIS, avec la demande d’un double pilotage sur le modèle de ce existe avec la section 30.

Approbation du compte-rendu du CSI INSIS du 20 septembre 2011
Approuvé à l’unanimité.

Relations avec les entreprises au sein de l’INSIS.

Présentation de Véronique Doquet : la recherche en partenariat est présentée à travers le laboratoire de mécanique des solides (LMS, tutelles : CNRS, Ecole Polytechnique, Ecole des Mines). La recherche en partenariat pourvoit 59% des financements du laboratoire, à comparer aux 23 % fournis par l’ANR et aux 18% issus des soutiens de base. Ces 59% de financements ne sont pas fléchés, ils permettent de soutenir toute recherche. Les prises de contact avec les partenaires industriels sont favorisées par les sociétés savantes et les anciens doctorants du laboratoire recrutés dans les services de recherche et développement : dans ce second cas, il faut noter le risque de chasse gardée par l’encadrant du doctorant. Le partenariat avec les PME n’existe pratiquement pas car leurs demandes s’apparentent à de la prestation de service, ce qui est refusé. [Cette difficulté du partenariat avec les PME est nuancée : par exemple, des « start up » qui sont montées par d’anciens doctorants constituent des partenaires de qualité.] Certains partenaires sont ouverts à des recherches « amont » ou « à côté ». Les échanges induits par le partenariat sont importants pour les chercheurs, les problèmes sont riches de questions. Ces échanges fructueux demandent du temps pour émerger, d’où des difficultés de rythme quand il faut combiner le court terme aux temps longs. Parmi les contraintes, figurent la confidentialité (qui peut engendrer du retard pour les publications et de la pression sur les jurys de thèse) et la participation à des réunions régulières (cette deuxième contrainte peut néanmoins présenter des aspects positifs). Enfin, le cadre du partenariat évolue avec l’ANR, les pôles de compétitivité, Oséo, les OpenLab de PSA (la recherche et développement se fait à l’intérieur des laboratoires). Le cas particulier d’Arcelor Mittal est évoqué comme élément d’évolution. Des partenariats de long terme, avec fidélisation, et donc intéressants ont été tissés avec Arcelor. Ce partenariat de qualité risque maintenant de disparaître avec l’achat d’Arcelor par Mittal qui pourrait conduire à un départ de la R&D d’Europe, et par ricochet du partenariat induit.

Présentation de Léanne Pitchford de la recherche en partenariat à travers l’exemple des plasmas froids. Les plasmas froids sont utilisés pour réaliser des sources de photons, des sources de particules chargées (propulsion des satellites), ou des sources de chaleur. C’est un exemple de vraie science qui a été suscitée dans les années 1980 par un partenaire industriel, Thomson (qui a ensuite fait le choix de ne pas produire les écrans en France). Dans ce cas de partenariat, ce sont les chercheurs qui ont définis les grands axes de recherche dans le cadre d’objectifs généraux fixés (efficacité, ...). Dans ce contexte, il y avait de la place pour les nouvelles idées. Plus récemment, l’ANR a financé de bons sujets de recherche pour les plasmas froids (au moins pendant les premières années suivant sa mise en place). Aujourd’hui, il est plus difficile de trouver des industriels qui sont suffisamment formés au niveau scientifique. Les financements par l’Europe sont difficiles à obtenir, au point d’exiger de faire appel à des extérieurs pour la rédaction des projets. Ces projets européens sont également compliqués à organiser car ils demandent un grand nombre de partenaires. Concernant les évolutions actuelles, si l’ANR a joué un rôle positif, la multiplication des couches ampute du temps de recherche et est donc négative, l’évaluation par l’AERES incite à produire beaucoup de publications et néglige le partenariat. Un risque identifié est une trop grande focalisation sur l’application. Des difficultés sont engendrées par une application très stricte de la confidentialité, et par un « turn over » excessif chez les industriels qui mène à un appauvrissement du partenariat.

Présentation de Lionel Buchaillot s’appuyant sur l’exemple de l’IEMN. Hors salaires, 20% du budget de l’IEMN provient de subventions d’état (2 millions), et le complément (80%, 8 millions) de ressources propres. La difficulté est de créer un partenariat dans un cadre contractuel. Et le point fort est le partenariat dans le cadre de collaborations. [Idée générale exprimée au sein du CSI : baisse des partenariats directs avec les industriels, augmentation globale des financements de type collaboration qui passent de plus en plus par l’ANR.] Quelques exemples : un laboratoire commun avec ST qui a financé des ingénieurs et des bourses Cifre, a produit beaucoup de publications et de brevets (bilan très positif) ; avec un partenaire beaucoup plus petit, un partenariat de 3 ans, reposant sur la présence d’un ou deux ingénieurs du partenaire dans le laboratoire, a été « gagnant-gagnant » (ce partenaire est maintenant parti à Leuven, Belgique) ; un autre contrat de 4 ans avec Thales a été positif. Concernant les appels à projets de l’ANR, la présence de l’industriel peut être symbolique ou non (obligatoire en P2N) : 54 projets ANR ont été déposés par l’IEMN en 2011, dont 12 acceptés. Des contacts ont été établis avec PSA via OpenLab : PSA proposait 15 000 euros pour exploiter des résultats et connaissances issus de 10 ans de recherches au sein d’un groupe du laboratoire (refus du partenariat dans ces conditions). Quelques « start up » ont été initiées à partir du laboratoire : certaines sont devenues indépendantes ; d’autres sont hébergées dans le laboratoire avec une convention. Ces « start up » recrutent des doctorants au sein des laboratoires. En complément, il est indiqué que la création de « start up » permet de réaliser un continuum depuis la recherche jusque la valorisation. La création et la pérennisation de ces « start up » exigent un minimum de suivi, qui peut d’abord être réalisé par le laboratoire, mais qui doit ensuite être pris en charge par une structure relais (Oséo, autres...). Une attention particulière doit être apportée à la séparation du rôle du laboratoire public et valorisation dans le cas où les « start up » sont hébergées au sein des laboratoires.

Quelques éléments supplémentaires sont donnés par Dominique Habault pour le domaine de l’acoustique (section 9). Il y a des exemples de partenariat sur des temps très longs : 7-8 ans pour un premier exemple, voire 15 ans pour le deuxième. Les meilleures collaborations se font avec des grands groupes qui renouvellent des thèses CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche), avec un bémol pour Eurocopter où il y a des grosses difficultés de propriétés intellectuelles. Il y a des PME qui comprennent l’intérêt de la recherche, ce qui se traduit par un partenariat qui se renouvelle : ce type de partenariat est plus satisfaisant sur le plan intellectuel que sur le plan financier.

Pour illustrer la complexité des relations industrielles/académiques dans les structures nouvellement créées, Dimitri Peaucelle raconte que lors de l’élaboration de l’IRT toulousain l’Automatique a été identifié comme stratégique par les industriels et c’est pour cette raison qu’ils ont choisi de ne pas mettre la thématique dans le contour de l’IRT : cela aurait signifié partager des connaissances clés lors de réponses à appels d’offre. Cette attitude est contraire à l’objectif de progrès et partage des connaissances que porte la recherche publique.

Enfin, Sébastien Candel indique qu’un groupe de travail a été mis en place au sein du CS du CNRS sur le partenariat. Il serait intéressant de préparer une présentation à partir des éléments de cette discussion au sein du CSI INSIS à l’attention du CS du CNRS en particulier. Cette présentation s’appuiera sur une courte synthèse à rédiger préalablement.

Préparation de la réunion sur le calcul intensif.

Denis Veynante présente le paysage du calcul intensif en France. Les centres de calculs intensifs sont Gensi (grand équipement national du calcul intensif), l’Idris (institut du développement et des ressources en informatique scientifique), le cluster SGI du Cines (centre informatique national de l’enseignement supérieur), et un autre centre réservé au GIEC (groupe d’experts international sur l’évolution du climat). L’INSIS utilise 25% de ces moyens de calcul, avec des calculs de mécanique des fluides essentiellement. Il y a une interrogation concernant les causes qui font que les autres communautés n’utilisent pas ces moyens : auto-censure, adaptation aux moyens locaux, problème de culture, existence de ces moyens ignorée ? Et les questions qui en découlent sont les suivantes : y-a t-il un besoin réel ou non pour les communautés qui n’utilisent pas ces moyens ? Est-ce que les problèmes s’adaptent aux machines ?
Des éléments de réponse sont apportés. Il est précisé que des meso-centres de calculs sont implantés en région et sont plus simples à utiliser : il sont donc privilégiés. Des personnels se sentent démunis face à ces moyens de calcul et il faudrait trouver des solutions pour dépasser cette difficulté.
En conclusion, il est proposé de mettre en place un groupe pour cibler les équipes et organiser une demi-journée de travail pour faire avancer les choses concrètement. Les volontaires pour participer à ce groupe de travail sont : Anne-Sophie Bonnet, Denis Veynante, Léanne Pitchford, Jacques Magnaudet, Christophe Bailly, Dominique Habault, Boris Gralak, Marie-Christine Ho Ba Tho.

Réunion de travail sur la future CID 54 du 17 novembre 2011.
Marie-Christine Ho Ba Tho rend compte de la réunion de travail sur la future CID 54. L’objet de la réunion a été de définir le titre et les mots clés de cette future CID (le titre est définitif, les mots clés non). A priori, cette CID sera pilotée par l’INP. (Il semblait pourtant légitime, du point de vue des membres du CSI de l’INSIS, que cette CID soit pilotée par l’INSIS.)

Titre de la CID 54 : Méthodes expérimentales, concepts et instrumentation en sciences de la matière et en ingénierie pour le vivant.

Résultats du sondage pour les réunions du CSI INSIS en 2012.
Lundi 20 février 2012, mardi 15 mai 2012, lundi 24 septembre 2012 et jeudi 13 décembre 2012.

Recommandation sur la future section 7.
Une proposition de recommandation est discutée et proposée au vote (texte ci-dessous). La recommandation est approuvée à l’unanimité.

Titre : Pour un suivi équilibré des thématiques de la future section 7
Destinataires : Claudine Schmidt-Lainé, Philippe Baptiste, Joël Bertrand, Alain Fuchs, Etienne Bustaret, Bruno Chaudret, Pascal Weil.

Le CS INSIS réaffirme que les thématiques de la future section 7 "Sciences de l’information : traitements, systèmes intégrés matériel-logiciel, robots, commandes, images, contenus, interactions, signaux et langues" ont et doivent avoir des liens forts et coordonnés avec les activités des unités relevant de l’INSIS. Ces liens résultent d’une démarche scientifique commune :
- attachée à la notion de Système,
- visant à comprendre et modéliser pour concevoir,
- portant un regard simultanément sur des questions théoriques focalisées et sur leur application pour des systèmes complets.
Le CS souligne les apports stratégiques des travaux de recherche inter-disciplinaires entre Sciences de l’Information, et de l’Ingénierie des Systèmes.
Pour ces raisons le CSI recommande
- que l’INSIS et l’INS2I assurent un suivi conjoint effectif et efficace des laboratoires et des agents situés à l’interface des deux instituts ;
- que la future section 7 bénéficie d’un suivi équilibré de la part de l’INSIS et de l’INS2I.

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