Compte-rendu du CS INSIS - 20 septembre 2011.

mardi 15 novembre 2011
par  Dimitri Peaucelle ST2I

Points principaux :
- Accueil de C. Scmidt-Lainé nouvelle DS de l’INSIS
- Vote sur les divergences entre l’institut et les sections du CN concernant le rattachement des unités
- Génie des Procédés : Défis et possibilités dans la problématique du Développement Durable
- Rencontre avec Alain Fuchs, Président du CNRS
- Recommandation concernant les modifications du périmètre de INSIS

Compte-rendu du CSI de l’INSIS le 20 septembre 2011.

Accueil de Claudine Schmidt-Lainé, directrice de l’INSIS depuis le 1er septembre 2011.

Claudine Schmidt-Lainé se présente, directeur de recherche de la section 1 de mathématique, puis de la section 41 au titre de la gestion de la recherche. Directeur scientifique du Cemagref, puis retour au CNRS en 2010 en tant que déléguée régionale. Claudine Schmidt-Lainé prendra ses fonctions à temps plein à partir du 1er octobre, en attendant la fin de ses fonctions à Lyon. Les membres du CSI INSIS, les présidents des sections 7-8-9-10, et les directeurs adjoints scientifiques (DAS) se présentent à leur tour.

Claudine Schmidt-Lainé ne présente pas d’exposé de politique scientifique à ce stade, mais indique avoir lu les différents comptes-rendus du CSI INSIS, ainsi que les recommandations concernant la section 7. Claudine Schmidt-Lainé réalise que les questions du découpage de la section 7 et des contours de l’INSIS ont occupé beaucoup de temps, et qu’un problème persiste pour les laboratoires à cheval sur les deux instituts INSIS et INS2I. Claudine Schmidt-Lainé et Philippe Baptiste (directeur de l’NS2I) ont rédigé conjointement une lettre à destination des laboratoires concernés où il leur est demandé de se prononcer sur leur rattachement principal. Des réponses commencent à arriver. Claudine Schmidt-Lainé souhaite avoir une vue d’ensemble sur ces retours avant de se prononcer : « l’analyse ne se fait pas au fil de l’eau, il n’y a pas d’urgence ».

Sur le plan scientifique, Claudine Schmidt-Lainé demande aux membres du CSI de réaliser un état des lieux et de la prospective sur des thématiques en lien avec l’énergie. En effet, l’INSIS est impliqué dans l’alliance ANCRE, et Claudine Schmidt-Lainé souhaite que l’INSIS prenne une position stratégique. La seconde question scientifique abordée est la recherche en partenariat où l’INSIS possède une place privilégiée. Claudine Schmidt-Lainé fait référence à l’invitation au CSI INSIS du 24 février 2011 de P. Gohar, directeur de la DIRE, qui est venu s’exprimer, mais de façon plutôt technique. L’objectif serait de définir une véritable stratégie du partenariat, au delà des accords cadre, pour donner à l’INSIS un véritable rôle moteur.

Concernant la demande faite aux laboratoires concernés de se prononcer sur leur rattachement principal, Anne-Sophie Bonnet (présidente du CSI INSIS) pointe une difficulté concernant le calendrier apparemment serré, la réponse des laboratoires étant souhaitée pour le 7 octobre. Laurent Nicolas (président de la section 8) indique avoir proposé de recevoir la direction du LAAS à ce CSI, étant donnée la position emblématique de ce laboratoire suite au rattachement de la section 7 à INS2I. La direction du LAAS n’est pas présente à ce CSI car le conseil de laboratoire se tiendra jeudi 22 septembre 2011. Laurent Nicolas ajoute que le LAAS a des difficultés pour se positionner en raison du manque de visibilité sur la coordination entre les deux instituts INSIS et INS2I. Claudine Schmidt-Lainé précise que la définition de l’articulation entre les instituts INSIS et INS2I sera concomitante avec la connaissance du choix des laboratoires de leur rattachement principal. Laurent Chusseau aborde l’enjeu de l’interdisciplinarité, qui est d’autant plus important dans ce contexte. Claudine Schmidt-Lainé annonce qu’un DAS à l’interdisciplinarité sera nommé dans chaque institut, que les instituts de rattachement secondaire doivent avoir un véritable rôle. Laurent Nicolas demande une définition claire du mot ingénierie et de son devenir. En particulier il se montre inquiet sur celui de la section 8, et se demande s’il y a une volonté de reformer le département STIC (sciences et technologies de l’information et la communication, correspondant aux sections 7 et 8). Claudine Schmidt-Lainé répond que la notion de frontière est inappropriée, et qu’il est préférable de penser en terme d’interface poreuse. Lionel Buchaillot précise que, d’après son expérience, une frontière existe bel et bien du fait de la direction des instituts au niveau de l’affectation des ITA. Marie-Christine Ho Ba Tho confirme l’existence d’un problème de frontières inter institut, et que ce sont bien les instituts qui imposent les frontières depuis le haut. Enfin, Anne-Sophie Bonnet pose la question d’un rattachement secondaire de la section 7b (thématiques SIAR) à INSIS. Laurent Nicolas signale que la nouvelle commission interdisciplinaire 50 (CID), se situant à l’interface matière, vivant et ingénierie, présente des mots clés de l’INSIS et la section 8 dont biophotonique, microsystèmes pour le vivant. A titre d’exemple, sur les 30 recrutements de la section 8 en trois ans, 7 auraient pu être recrutés par cette nouvelle CID. Etant donné le contexte, il est légitime de s’interroger si ces recrutements se feront en plus ou au détriment de sections actuelles.

Claudine Schmidt-Lainé est contrainte de s’absenter du CSI de l’INSIS, suite de la discussion.
Les échanges avec Claudine Schmidt-Lainé laissent des interrogations sur la place de l’ingénierie au CNRS et sur l’avenir de l’INSIS. Laurent Nicolas s’interroge sur la place de la section 8, après le rattachement des thématiques SIAR à INS2I, qui se retrouve à son tour à la frontière (interface) entre INSIS et INS2I, surtout si des laboratoires importants (LAAS, IMS) choisissent comme rattachement principal l’INS2I. Enfin, les priorités scientifiques annoncées par Claudine Schmidt-Lainé s’ajoutent à d’autres éléments qui peuvent laisser présager de la création d’un institut de l’énergie. Dans cette éventualité, le devenir de la section 8 et de l’ingénierie est une véritable question. Djimedo Kondo (président de la section 9) remarque que concentrer les réflexions du CSI INSIS sur la seule thématique de l’énergie s’avère trop restrictif, et qu’il faudrait plutôt ouvrir la réflexion sur les nombreuses thématiques de l’INSIS comme les transports. Christian Jutten indique que les instituts peuvent être légitimement définis selon des disciplines ou des problématiques transversales comme des enjeux sociétaux (santé, environnement, énergie... ). Chaque institut a par exemple une légitimité à contenir une part d’ingénierie, mais il faut en même temps s’assurer que chaque institut garde sa spécificité. Lionel Buchaillot pointe une difficulté actuelle de la recherche en partenariat car il est demandé de démontrer une application. Avec ce système, il est très difficile de se ressourcer, c’est-à-dire de lancer des projets indépendants de la finalité, et le danger d’un essoufflement se profile. Il y a un équilibre subtil à maintenir, comme y est parvenu par exemple le Leti à Grenoble. Riadh Cammoun abonde dans le même sens. Enfin, Anne-Sophie Bonnet s’interroge sur l’intérêt des gros laboratoires et la contradiction émanant des tutelles. D’un côté, les tutelles encouragent la formation de ces gros laboratoires et, de l’autre côté, pointent à l’occasion des évaluations leurs difficultés de gouvernance, et de cohérence ou coordination des différentes thématiques. Michel Sardin invite à accepter ces gros laboratoires qui comportent beaucoup de personnels très divers, par exemple parce qu’ils enseignent plus ou moins, avec des productions très différentes de publications.

Approbation du compte rendu du CSI INSIS du 23 juin 2011 : approuvé à l’unanimité des 20 votants.

Point statutaire : avis du CSI INSIS sur les divergences entre les directions des instituts et les sections.

Demande de création du LRN (Laboratoire de Recherches en Nanosciences).

Claude Amra (DAS section 8) précise que l’INSIS n’a pas été informé de ce projet de création, et qu’il n’y a pas d’accord avec les tutelles locales. Le projet est insuffisamment préparé, il est demandé de soumettre à nouveau le projet après que ces insuffisances seront corrigées. Anne-Sophie Bonnet indique que la conclusion du rapport de la section 6 est en fait « moyennement favorable », ce rapport reprend en particulier le problème de gouvernance souligné par l’AERES.

Avis du CSI. Le CSI INSIS approuve la décision de la direction de l’INSIS de ne pas soutenir la création de cette unité. Le CSI INSIS considère que la préparation du dossier est insuffisante, et recommande à ce laboratoire de revoir le projet en concertation avec ses tutelles, en particulier la direction de l’INSIS et les sections concernées du Comité National.

Vote (20 votants) : 19 oui, 1 abstention.


Fédération MIRES. Pas d’avis à donner.


L’UMI-LN2. Pas d’avis à donner.


FR IEFE.

Les informations apportées aux membres du CSI INSIS semblent insuffisantes pour que celui-ci donne un avis. Le rôle des anciennes FR et des laboratoires mis à l’écart dans cette nouvelle FR, et l’articulation avec le Labex EMC3 ne sont pas compris. Le CS INSIS ne se prononce pas.


Demande de création de la Fédération de Recherche de Mécanique- Energétique.

Il est précisé que le périmètre du labex MEC qui s’appuie sur les mêmes laboratoires est plus étroit que le périmètre de la fédération proposée qui regroupe les laboratoires dans leur ensemble. Il est également précisé que le LMA va déménager à château Gombert, sur le même site que les trois autres laboratoires. Le CNRS souhaite accompagner cette volonté marseillaise de regrouper l’ensemble de la mécanique. La direction de l’INSIS souhaite une évaluation à mi-parcours dans 3 ans car, après basculement de Marseille dans la vague C, la prochaine évaluation est prévue dans 6 ans. Les avis des sections n’étaient pas en relation avec la présence du labex.

Avis du CSI. Le CSI INSIS approuve la décision de la direction de l’INSIS de création de cette fédération de recherche qui montre l’intérêt que porte le CNRS au développement et au regroupement de la mécanique à Marseille. Le CSI INSIS demande qu’une évaluation à mi-parcours soit effectuée (dans trois ans).

Vote (18 votants) :15 oui, 3 non.


Renouvellement de l’UMR Lab-STICC.

Bruno Durand (président de la section 7) précise qu’il existe un véritable problème de gouvernance avec ce laboratoire, attisé par les tutelles locales, et que le poids et la visibilité du CNRS y sont très faibles. Par exemple, une véritable concurrence est installée au sein du laboratoire, alors qu’il devrait y avoir une collaboration. En revanche, il n’y a pas de problème de qualité scientifique. La section 7 propose le passage en FRE pour 2 ans avec l’objectif de revenir à une UMR après évaluation. Plusieurs membres du conseil s’inquiètent de l’effet psychologique qu’aurait une telle décision sur les membres du laboratoire, qui pourraient l’interpréter comme une critique sur la qualité scientifique de l’unité et non, comme on le souhaite, sur sa gouvernance. Jean-Marc Chassery précise que la tutelle principale est Télécom Bretagne, et l’objectif de la direction est de faire passer un message aux différentes tutelles pour tendre vers une gouvernance harmonisée. La qualité scientifique est confirmée.

Avis du CSI. Le CSI INSIS approuve la décision de la direction de l’INSIS de renouvellement de cette UMR avec évaluation à mi-parcours. Avec ce vote, une majorité des membres du CSI INSIS exprime son souhait de soutenir le projet scientifique de ce laboratoire. En même temps, le CSI INSIS encourage cette unité et ses tutelles à renforcer la gouvernance de l’UMR, afin d’en améliorer la cohésion et le rayonnement. Le CSI soutient la demande des sections et de la direction de l’INSIS d’une évaluation à mi-parcours, pour mesurer les efforts qui auront été réalisés dans ce sens.

Vote (20 votants) : 13 oui, 5 non, 2 abstentions.


Unité STMR. Pas d’avis à donner.


UMR LE2I.

La direction de l’INSIS précise que cette unité est multi-localisée, présente un problème d’attractivité (en particulier le site le Creusot), qu’elle crée des liens avec FEMTO-ST (école doctorale commune). La direction de l’INSIS souhaite renouveler l’UMR avec examen à mi parcours. Bruno Durand précise qu’il existe un problème scientifique dans ce laboratoire, seul un quart des membres de l’unité ont une activité conforme à une UMR. Il a été demandé à l’unité de préparer un nouveau dossier pour cet automne.

Avis du CSI. Pas de vote, le nouveau dossier sera examiné à l’automne.


LIMMS, LAMFIA et IMMI : ces UMI seront évaluées en automne. Pas d’avis à donner.


Renouvellement de la fédération de recherche IRSTV (Institut de recherche en sciences et techniques de la ville).

L’intérêt thématique de cette fédération est souligné, ainsi que le lien avec les SHS.

Avis du CSI. Le CSI INSIS approuve la décision de la direction de l’INSIS de renouvellement de cette fédération de nature très interdisciplinaire, qui aide à structurer des activités scientifiques portant sur une thématique dont l’intérêt sociétal est important.

Vote (20 votants) : 18 oui, 2 abstentions.


Exposé scientifique de Michel Sardin : « Génie des Procédés : Défis et possibilités dans la problématique du Développement Durable ».

Discussion. La démarche scientifique de cette discipline apparaît très semblable à celle utilisée par l’ensemble des membres, alors que c’est une discipline très liée aux applications. En particulier, la définition des axes de recherche peut être totalement indépendante des applications. En ce qui concerne les outils de calcul, des gros calculateurs sont encore peu utilisés : ils peuvent être utiles par exemple à l’interface avec la mécanique des fluides, et la micro-fluidique.

Discussion sur le périmètre du CSI INSIS suite au changement du périmètre de l’INSIS.

Anne-Sophie Bonnet indique que 8 membres du CSI INSIS relèvent des thématiques SIAR. Christian Jutten ajoute que les SIAR vont représenter une thématique marginale au sein de l’INSIS, et juge approprié de libérer une place de membre nommé pour représenter les autres disciplines des sections 8, 9 et 10. Alain Richard et Cédric Demeure partagent cet avis, il restera les élus pour représenter les thématiques SIAR au sein du CS INSIS. Dans cette logique, Dimitri Peaucelle indique qu’il ne souhaite pas démissionner du CSI INSIS, car il estime que les thématiques SIAR font partie de INSIS. Christophe Fonte exprime son souhait de rester membre élu du CSI INSIS. Christian Jutten rappelle que le rapport Petit préconisait ce regroupement informatique-SIAR. Laurent Nicolas attire l’attention sur le danger pour INSIS si des gros laboratoires de la section 8 quittent l’INSIS : aujourd’hui, ce sont le LAAS et l’IMS à Bordeaux qui posent la question d’un rattachement à l’INS2I ; bientôt, ce sera le C2N (issu de fusion de l’IEF et du LPN) qui pourrait se poser la question d’un rattachement à l’INP. Nicolas Hérault s’interroge également sur l’avenir de l’INSIS dans l’éventualité où les gros laboratoires quittent l’INSIS.

Recommandation du CSI INSIS sur les contours de l’INSIS (reportée à la fin de ce CR)
Discussion et vote : recommandation approuvée à l’unanimité.

Recommandation sur l’affichage du concours de recrutement au CNRS.

La discussion montre que tous les membres du CSI INSIS ne partagent pas le même avis sur les modifications du concours de recrutement au CNRS.

Rencontre avec Alain Fuchs, président du CNRS.

Anne-Sophie Bonnet questionne Alain Fuchs sur la modification du périmètre de l’INSIS. Cette modification a fait apparaître un premier désaccord entre le CSI INSIS et la direction du CNRS sur le fond, avec le rattachement des thématiques SIAR à INS2I, et un deuxième désaccord sur la forme, car le CSI INSIS et ses membre n’ont été ni informés ni consultés.

Alain Fuchs indique qu’il a bien reçu la lettre qui lui était destinée et se dit « étonné » par le fait que cette lettre soit co-signée par les présidents des sections 8, 9 et 10, la présidente du CSI INSIS et... les directeurs scientifiques adjoints (DAS). Alain Fuchs répète qu’il est « étonné par ce mélange », et précise que les DAS seront reçus séparément. Alain Fuchs estime que le dixième institut du CNRS a été créé de façon inappropriée. Le rapport Petit préconisait deux solutions, et ni l’une ni l’autre n’a été suivie. L’INS2I est un institut petit et fragile, qui a peut-être été créé avec des arrière-pensées. A sa création, l’INS2I avait des contours très semblables à celui de l’INRIA, ce qui posait des difficultés. En dehors du CNRS, des solutions envisagées étaient : soit l’INRIA absorbait l’INS2I ; soit le CNRS et l’INS2I absorbait l’INRIA. L’ancien directeur de l’INS2I a démissionné et Philippe Baptiste a été nommé directeur de l’INS2I. Alain Fuchs exprime sa confiance en Philippe Baptiste mais tient à préciser que sa nomination était accompagnée d’une lettre de mission. Alain Fuchs a décidé que les contours de INS2I pouvaient évoluer comme préconisé par le rapport Petit. Alain Fuchs estime que le développement de l’informatique au CNRS est relativement récent, et que la qualité scientifique est encore certainement à améliorer. Alain Fuchs pointe le problème de l’informatique trop centré sur l’informatique théorique, et fait le pari que le nouvel institut accepte de s’ouvrir au niveau des interfaces. Alain Fuchs s’engage à être extrêmement vigilant à ce que cela fonctionne, c’est-à-dire qu’il faudra éviter que l’informatique théorique s’accapare les postes SIAR. Cette nouvelle frontière qui a été définie entre l’INS2I et l’INSIS est donc une commodité. Une condition nécessaire à la réussite de cette solution est que la porosité entre l’INS2I et l’INSIS doit fonctionner. Dans le cas contraire, Alain Fuchs prendra des décisions, quitte à revenir en arrière si besoin. Quant aux laboratoires qui vont se retrouver à cheval sur les deux instituts l’INS2I et l’INSIS, Alain Fuchs affirme que les deux instituts devront travailler ensemble sur cette interface SIAR : en cas de difficultés, celles-ci devront être remontées. Enfin, Alain Fuchs regrette l’existence de dix instituts au CNRS, c’est trop, et exprime clairement qu’il n’y a aucune volonté de nuire à l’ingénierie.

Anne-Sophie Bonnet demande si un CSI sert à quelque chose. Alain Fuchs comprend cette interrogation et regrette que le CSI n’ait pas été associé aux modifications en cours du périmètre de l’INSIS. Il propose de laisser plus de temps pour : que les laboratoires décident de leur rattachement principal ; que les instituts et leurs CSI s’emparent de cette question de rattachement.

Dominique Habault pose la question d’un affaiblissement de l’INSIS dans le contexte actuel. Alain Fuchs répond que les deux instituts « fragiles » sont INSMI (issu de l’ancien département de mathématiques et physique) et INS2I : ce sont ces instituts qui doivent être consolidés. Alain Fuchs précise que les relations entre le CNRS et l’INRIA se sont franchement améliorées et, aujourd’hui, les idées de « mécano » ont été plus ou moins abandonnées (sciences de la vie du CNRS et INSERM, informatique du CNRS et INRIA...)
Christophe Fonte demande s’il existe une volonté de reconstituer les blocs de sections 7-8 d’une part et 9-10 d’autre part, ce qui se traduirait par un rattachement de la section 8 à INS2I. Alain Fuchs répond clairement qu’une telle volonté n’existe pas.

Michel Sardin interroge sur la politique du CNRS vis-à-vis du grand emprunt. Pour Alain Fuchs, le grand emprunt impose une trajectoire qui est lancée en vue d’une certaine forme de restructuration de la recherche et l’enseignement supérieur en France. Alain Fuchs ajoute qu’il ne faut pas s’arrêter au milieu du chemin. Cette trajectoire revient à copier en France ce que font les autres. Généralement cette démarche aboutit à faire moins bien et sans argent. Alain Fuchs a l’espoir que le financement du grand emprunt arrivera, que les fonds sont à la clé. En mettant à part le grand investissement, Alain Fuchs concède que la masse budgétaire de la recherche n’augmente pas, ce qui aboutit à une baisse après paiement de la masse salariale. Il y a donc un emprunt pour financer des lieux, qu’on appelle universités, où on fait de la recherche et de l’innovation (et de la formation). Aujourd’hui, le problème réside dans le grand nombre d’établissements : 83 universités, plus de 100 écoles d’ingénieurs, pléthore d’établissements de recherche. Les petites facultés doivent fusionner pour créer des grands ensembles, véritables universités pluridisciplinaires de recherche, et pour faire de la recherche de qualité, les EPST doivent participer. En France, quelques grands pôles doivent être constitués. C’est au CNRS de définir et s’approprier la place qu’il veut prendre dans ce paysage. Le CNRS doit être modeste, sa force réside dans ses personnels sur le terrain, et si le CNRS peut apporter cette force dans les grandes institutions universitaires en création, alors cela peut être positif. Le CNRS a décidé de participer aux idex (3 idex acceptés aujourd’hui, trois ou quatre autres suivront). Le CNRS est « actionnaire » de ces idex : le CNRS peut discuter de la gestion de ces idex ; le CNRS sera présent dans la gouvernance de ces idex. L’objectif du CNRS est d’apporter une vision nationale, des recrutements nationaux, ouverts et donc de qualité, une coordination des différents grands sites. Le paysage universitaire sera constitué de ces grandes universités pluridisciplinaires, et de petites universités de proximité organisées en réseaux autours des grands pôles. Il est important d’organiser un ancrage local et territorial plus fort, cet ancrage ne se fera pas sans le CNRS Le CNRS du 21ème n’est pas très différent de celui du 20ème siècle. Mais au 20ème, le CNRS décide de la politique de recherche au niveau national, le CNRS est hégémonique et donneur de leçon. Au 21ème, le CNRS ne décide plus de toute la recherche, il n’est plus arrogant.

Recommandation concernant les modifications du périmètre de INSIS

Destinataires :
M. Alain Fuchs, Président du CNRS,
M. Joël Bertrand, Directeur Général Délégué à la Science du CNRS,
M. Bruno Chaudret, Président du Conseil Scientifique du CNRS,
Mme. Claudine Schmidt-Lainé, Directeur Scientifique de l’INSIS,
M. Philippe Baptiste, Directeur Scientifique de l’INS2I.

La direction du CNRS a procédé à la modification du périmètre de l’institut INSIS en décidant de rattacher les thématiques Signal-Image-Automatique-Robotique au seul institut INS2I. Ces modifications ont été décidées sans informer ou consulter le CSI de l’INSIS.

Le CSI de l’INSIS désapprouve la procédure employée par la direction du CNRS. En sa qualité de représentant des personnels de l’INSIS, il déplore de ne pas avoir été traité comme un interlocuteur naturel lors de cette réflexion.

La décision va à l’encontre de la réflexion engagée par la communauté des chercheurs INSIS et tout particulièrement par le CSI. Le CSI rappelle que les thématiques Signal-Image-Automatique-Robotique sont essentielles pour l’étude et la maîtrise des systèmes en sciences de l’ingénierie, et que leur place au sein de l’INSIS s’avère à ce titre totalement justifiée.

Le CSI demande à la direction du CNRS de prendre les décisions nécessaires pour garantir que les interactions entre les instituts INSIS et INS2I soient suffisamment riches pour que le choix effectué n’ait pas de conséquence regrettable pour la politique scientifique, les laboratoires et les personnels concernés. Le CSI demande à être associé aux décisions sur la politique scientifique menée par le CNRS et l’INS2I concernant les thématiques Signal-Image-Automatique-Robotique.


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