Compte-rendu CS INSIS - 24 février 2011

mercredi 4 mai 2011
par  Dimitri Peaucelle ST2I

Avenir de la section 7, Jury d’admission CR et l’innovation au CNRS

Compte rendu du CSI INSIS du 24 février 2011.


Pierre Guillon, directeur de l’INSIS : actualités de l’INSIS.

Grand emprunt. P. Guillon expose brièvement un état du grand emprunt pour l’INSIS. Les résultats de l’appel équipement d’excellence sont connus : 7 projets retenus et portés par des laboratoires de l’INSIS, plus robotex porté directement par l’INSIS. Tous les champs disciplinaires sont représentés sauf, et c’est une déception, la photonique qui est tout de même classée et un autre champ disciplinaire (lequel ?). Les résultats de l’appel laboratoire d’excellence seront connus fin mars : 25-30 projets environ dans l’INSIS. Concernant l’appel initiative d’excellence, 17 propositions ont été faites, les présentations se dérouleront les 14-15-16 mars : le CNRS sera représenté dans 13 de ces propositions par A. Fuchs ou J. Bertrand. Enfin, l’INSIS est également engagé dans les autres volets du grand emprunt : SATT pour l’interface entre les PME/PMI et l’université, IEED, autres...
Réunion des directeurs d’unité de l’INSIS à Paris le 15 mars. Les membres du CSI sont conviés.

Bourses BDI. P. Guillon pointe une incompréhension entre l’INSIS et les directeurs d’unité concernant leur financement, et précise : les directeurs d’unités peuvent décider d’attribuer des crédits de FEI (fonctionnement - équipement - investissement) à des demi-bourses correspondant à la part habituelle prise en charge par le CNRS. Dans ce cas, l’INSIS donne son avis et, si la BDI est acceptée, s’engage à ce que laboratoire puisse financer les trois années. En revanche, il n’est pas précisé si le financement de la BDI se fait au détriment des autres postes de dépenses.

Question sur les affectations des CR. Cette année, les candidats CR n’ont pas à indiquer de laboratoire d’affectation. P. Guillon précise que l’objectif est de recruter les meilleurs candidats puis de les affecter dans le laboratoire adéquat. Les affectations pourraient être présentées et discutées lors de rencontre avec chaque candidat admissible en présence des ressources humaines, avant le jury d’admission. Les présidents de section signalent que ceci rend beaucoup plus complexe la distribution des dossiers par le bureau du jury.

Discussion sur la section 07.

P. Guillon commence par rappeler des faits qui concernent la section 07 : volonté d’une partie de la communauté informatique de créer un institut, création de l’INS2I qui a mené à une partie de la section 07 à cheval sur les deux instituts INSIS et INS2I... Enfin, P. Guillon indique qu’il souhaiterait que la section 07 soit scindée en deux, les deux sous-sections correspondraient alors aux sections 27 et 61 du CNU.

Compte rendu du CSI INS2I du 22 février 2011 concernant la section 07 par C. Magnien, secrétaire scientifique du CSI INS2I.

Le découpage de la section 07 ne résoudrait pas tous les problèmes. Le problème de la communauté SIAR (signal - image - robotique - signal) est souvent évoqué, il y a également celui de la communauté SOC (System On Chip). Le rôle de l’INSIS et INS2I vis-à-vis de la section 07 pourrait évoluer également.

Avis de la section 07 par B. Durand, président de la section 07. B. Durand évalue l’effectif de la section 07 à 477 « actifs » (c’est-à-dire qui remplissent leur fiche crac). L’effectif de 571 entrés dans labintel est erroné car il y a des doublons et des mises à dispositions. (J.-M. Chassery, DAS associé à la section 07, confirme que l’effectif de 571 est surévalué pour cause de doublons, mais précise que cela ne concerne que 20 à 30 chercheurs.) B. Durand exprime son souhait de définir précisément le contour de INSIS et INS2I avant d’envisager le découpage de la section 07.

Argument en faveur de la scission avancé par C. Jutten et A.-S. Bonnet. La taille de la section 07, qui en fait la plus importante au CNRS, peut engendrer des problèmes d’expertise scientifique, en particulier pour les disciplines insuffisamment représentées au sein de la section.

Point d’accord. Les disciplines automatique et robotique (40 + 19 chercheurs, soit environ 15% des 477 « actifs » de la section) peuvent être séparées des autres de la sections 07. La difficulté se restreint (est transférée) aux communautés signal et image qui elles sont bien à cheval sur les deux instituts INSIS et INS2I.

Demande de B. Durand, président de la section 07. B. Durand précise les deux points suivants qui, à sa demande, apparaissent explicitement dans le compte rendu :
- le découpage avec l’informatique d’un côté et signal-image-automatique-robotique de l’autre ne correspond pas aux sections 27 et 61 du CNU.
- les deux tiers des candidats au concours CR2 dans le thème de l’image pourraient relever indifféremment de la 27ème ou 61ème section CNU (ils sont sur la large frontière 27/61).

Une recommandation concernant la section 07 sera ensuite élaborée et approuvée (voir à la fin de ce compte rendu) : 19 pour, 1 contre (20 votants).

Point statutaire : avis sur les jurys d’admission CR.

P. Guillon présente brièvement la composition de ces jurys.
Vote (20 votants) : 20 pour.
Approbation du compte rendu du précédent CSI du 7 décembre 2010.
Vote (20 votants) : 18 pour et 2 abstentions (absents le 7 décembre 2010).

Invitation de Pierre Gohar, directeur de l’innovation et des relations avec les entreprises (DIRE) du CNRS.

Présentation par P. Gohar de la stratégie d’innovation et valorisation du CNRS. Le paysage de la recherche évolue rapidement depuis quelques années. Actuellement, ce paysage est constitué de cinq blocs et nul ne peut dire comment va s’organiser finalement cet écosystème. Dans l’objectif de s’adapter au mieux à ce contexte, des axes stratégiques d’innovation ont été définis : identification des chercheurs et laboratoires à haut potentiel ou à forte valeur d’actif (contrats, brevets, publications, ...) ; identification des secteurs applicatifs émergents. La suite de la présentation était concentrée sur la valorisation. La tendance actuelle est que les acteurs économiques ne donnent plus de royalties pour les idées de la recherche et du CNRS. Plus précisément, les redevances des brevets sont très faibles : mis à part le « taxotere », qui rapporte à lui seul 40 millions d’euros par an environ, le retour se situe entre 5 et 10 millions d’euros par an. En comparaison, le partenariat industriel est bien plus important puisqu’il permet un financement de 600 millions d’euros. L’enjeu de la valorisation se situe donc au niveau de cette recherche en partenariat puisque c’est à ce niveau que se trouve la marge de manoeuvre. Par exemple, l’amélioration de 10% de cette valorisation permettrait d’apporter 60 millions d’euros par an. Une piste d’amélioration est par exemple de prendre en compte le coût complet dans les contrats. Aussi, il est indiqué que des parts dans des « start-up » pourraient être une excellente source de financement.

Réactions des membres du CSI.
Des membres du CSI apprécient ces informations qui permettraient d’améliorer la rétribution du travail des chercheurs en partenariat avec le monde économique : ce travail doit être justement rétribué. Les membres du CSI indiquent que les règles données ce jour par P. Gohar doivent être rapidement communiquées au niveau des délégations pour améliorer les négociations avec les industriels et tenir un discours homogène entre local et national.

Des membres du CSI ont l’impression que la stratégie de d’innovation et valorisation présentée donne une place trop importante à l’amélioration de la valorisation en terme de financement. Une question préalable, voire prioritaire, serait de développer les interactions entre les industriels et la communauté scientifique, en particulier le CNRS et l’INSIS, afin d’irriguer le monde économique des nouvelles connaissances. A l’issue de cette présentation, le sentiment d’une volonté d’appliquer le modèle d’un EPIC (comme le CEA) au CNRS (qui un EPST) est exprimé.

Prospective. Présentation de C. Jutten.

Les membres du CSI INSIS ont été invités à lire le rapport de conjecture du département ST2I écrit en 2007 et de transmettre leurs réactions. C. Jutten présente les grandes lignes de ces réactions. Il y a un accord pour identifier des sujets prioritaires et les mettre en avant. Parmi les sujets transversaux, la modélisation numérique apparaît clairement. D’autres sujets transversaux devront être identifiés. Concernant la méthode, se pose la question de s’appuyer plus ou moins sur l’état de l’art, par exemple les rapports de conjecture des sections. La prospective sera de nouveau abordée
au prochain CSI.

Recommandation du conseil scientifique de l’INSIS du 24 février 2011

Destinataires : Alain Fuchs, Joël Bertrand, Pierre Guillon, Philippe Baptiste, Bruno Chaudret, Pascal Weil, Etienne Bustarret, Bruno Durand

Le conseil a discuté des évolutions possibles de la section 07 et de la place des thématiques Signal, Image, Automatique et Robotique (SIAR) au CNRS ; cette discussion s’est déroulée en présence de Pierre Guillon, directeur de l’INSIS, de Bruno Durand, président de la section 07, et de Clémence Magnien, secrétaire du Conseil Scientifique de l’INS2I.
De cette discussion sont ressortis clairement les points suivants :
- La communauté Automatique et Robotique souhaite que son rattachement à l’INSIS soit plus nettement reconnu et aspire à la création d’une nouvelle section du Comité National, concernée par les thématiques SIAR citées ci-dessus.
- L’absence de clarification des contours des Instituts INSIS et INS2I et l’existence d’une intersection importante, incluant les thématiques SIAR, génèrent des tensions qui nuisent actuellement à un fonctionnement serein.

Suite à ce constat, le conseil considère que le statu quo n’est pas satisfaisant, que les thématiques SIAR ont naturellement leur place au sein de l’INSIS, et qu’une évolution du contour de la section 07 est aujourd’hui nécessaire.
Le conseil recommande donc d’étudier la possibilité de création d’une nouvelle section recouvrant tout ou partie des disciplines SIAR, par découpage de la section 07 actuelle, ce qui permettrait en outre de faciliter son travail en concentrant son périmètre scientifique (le plus important en nombre de chercheurs de toutes les sections du Comité National).
Le conseil recommande en particulier de procéder pour cela à une consultation de la communauté Signal et Image, qui devrait jouer un rôle important à l’interface des deux instituts.

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