Compte-rendu personnel du CSD-ST2I du 18 juin 2007

mardi 30 octobre 2007
par  Dimitri Peaucelle ST2I

Rédigé par D. Peaucelle

Compte rendu du CSD ST2I du 18 Juin 2007

Rappel de l’Ordre du Jour

1. Approbation du Compte rendu du CSD du 13 février 2007
2. Propositions d’action sur les thèmes identifiés dans le rapport de prospective du département ST2I.
3. Compte rendu des débats du Conseil scientifique intéressant le plan stratégique du CNRS.
4. Bilan, par les présidents de section et CID du Comité national, de la session de printemps 2007 et des jurys d’admissiblité aux concours chercheurs 2007.
5. Tour de table pour recenser les sujets qui seront débattus au CSD lors des prochaines séances.
6. Questions diverses.

1- Approbation CR réunion précédente : OK unanimité

Le compte-rendu est approuvé à l’unanimité des personnes présentes.

2- Propositions d’actions sur les prospectives ST2I

En lien avec le document de prospectives proposé par le CSD il est souhaité de proposer des actions qui peuvent être des propositions de structures (fédérations de recherche, GdR, GdR européens, UMI, etc.) ; des demandes de poste ITA et des coloriages/fléchages de postes chercheurs ; des demandes d’équipement semi-lourd ; des propositions de coopérations avec d’autres organismes ; et autres à définir.

Les discussions point par point du document de prospectives n’ont pas abouti et il est proposé à chaque rédacteur de faire des propositions par écrit et de les transmettre au bureau du CSD.

3- CR du CS portant sur le plan stratégique

H. Abou-Kandil a représenté le CSD lors du CS du 11 juin portant sur le plan stratégique du CNRS. Globalement le document est un texte de consensus entre près de 1000 intervenants. La partie ainsi rédigée (pages 5 à 54) est jugée favorablement et a été adoptée par le CS à 16 voix pour, 4 refus de vote et 1 vote contre. Les remarques du CSD ST2I concernant la place du traitement de l’information (un problème scientifique en soi et pas uniquement une technique au service des grands équipements) ont été prises en compte.

Les discussions ont porté également sur le positionnement du CNRS. Pour les rédacteurs du plan stratégique, le CNRS a vocation à aborder des questions scientifiques de long terme laissant aux agences le financement des projets de court terme 2-3 ans. Ses capacités d’évaluation de la recherche sont des points forts du CNRS pour cela. Le CS n’a pas tranché quant au positionnement du CNRS vis-à-vis d’Universités autonomes. Il est noté cependant que les unités propres ayant peu de liens avec les universités ont des difficultés à se renouveler. La symbiose dans l’activité de recherche entre le CNRS, les universités et les autres organismes est une richesse à conserver. Le CSD ST2I estime d’ailleurs que les contacts avec les universités sont à renforcer par exemple en faisant systématiquement copie aux conseils scientifiques des universités des documents envoyés aux directeurs d’unités et en renforçant la coopération lors des négociations quadriennales. Dans un contexte où le CNRS tend à devenir une agence de moyens humains, il est jugé important de pouvoir affirmer une capacité à faire de la politique scientifique. Dans ce contexte, les quatre premières pages introductives du plan stratégique ont été disjointe du vote sur le document car jugées en inadéquation avec le reste du document et avec les orientations à donner à l’organisme.

Le document n’est pas proposé à la discussion au CA de juin. Il sera probablement retravaillé, entre autres en liaison avec le ministère. Son examen au CA est reporté à octobre.

Le CS a également discuté de deux propositions de nouvelles formes administratives en plus des FRE, UMR et UPR :
- LRC (Laboratoires de Recherche Commun), structure d’excellence avec un ancrage régional dont le CNRS serait gestionnaire unique. Cette proposition a été jugée négativement par le CS car peu claire dans ces objectifs et inadaptée alors que les relations avec les universités sont à renforcer.
- ERL (Equipe de Recherche Labellisée), en vue de cibler des équipes avec souplesse sur la base de l’évaluation. ST2I envisage la création de telles ERL. Des dossiers ont été déposés et seront discutés au Comité National en Automne.

P. Gillon, secrétaire scientifique du CS, informe des demandes faites par le CS :
- Une CID "Sciences de la communication" est mise en place. Les sections 7 et 8 sont directement concernées. Le CSD est invité à proposer des affichages de postes.
- Des nouveaux PIR (programmes interdisciplinaires) sont envisagés ou proposés : "vieillissement des populations et longévité", "neurosciences", "ville", "chimie verte" et "interface STIC-SHS"... Voir plus d’information sur le site du CNRS http://www.cnrs.fr/prg/PIR/presentation.htm. Le CSD est encouragé à proposer des actions pour ces PIR et est encouragé à susciter de nouveaux PIR.

4- Bilan des sections

4.1 Concours chercheurs

Les bilans de concours ont été présentés par
- J. Bertrand pour la section 10
- B. Prum pour la CID 44
- V. Donzeau-Gouge pour la section 7
- P. Beauvillain pour la section 8
- P. Bompard pour la section 9
- P. Sommer pour la section 30

Sans reprendre exhaustivement ces présentations très complètes, le compte-rendu présente quelques discussions.

P. Guillon annonce que le département analyse les résultats des concours CR et DR et rappelle que ces résultats ne sont pas définitifs. Les recrutements sont faits par le jury d’admission. Sur ce sujet, il précise que les relations avec l’INRIA sont à prendre en compte. Le choix des laboratoires d’affectation est questionné par P. Guillon. Le département pourrait avoir une politique en refusant certaines affectations ou en faisant des fléchages sur des labos.

La section 7 a recruté sur le concours CR exclusivement des candidats en mobilité géographique (hors laboratoire de thèse). La discussion sur ce critère de mobilité (lors du recrutement, du passage CR1 ou du passage DR) n’a pas dégagé de position définitive. Si la mobilité est jugée avoir de forts effets positifs en termes d’ouverture, elle n’est pas le seul moyen dans ce sens et ne doit pas être artificielle. On constate beaucoup de retours de CR vers leur labo d’origine après quelques années. La mobilité est bénéfique quand elle permet par le biais d’un accueil de qualité de confronter des écoles de pensée. L’éventualité d’une affectation hors du laboratoire visé par le projet de recherche a été formulée aux candidats de la section 30. Leurs réponses n’indiquent pas de refus de mobilité mais une préoccupation en termes de moyens disponibles pour mener leurs projets.

Sur certains concours "fléchés", il y a eu des difficultés liées à l’interprétation des intitulés. De manière générique, sans remettre en cause totalement les fléchages qui peuvent être nécessaires pour des thématiques aux limites entre sections, il ressort qu’ils devraient être mieux préparés. Les fléchages sont souvent pensés pour combler des manques, mais dans ce cas il y a également manque de candidats.

Suite à la suppression de la limite d’âge au recrutement CR2, les sections ont fait particulièrement attention à faire la distinction entre CR2 et CR1. Globalement, les classés au concours CR2 ont entre 27 et 30 ans, sauf exceptions. La section 7 a placé la barre CR2/CR1 au niveau de thèse +2ans de Post-doc. Le CSD rappelle l’importance d’un recrutement jeune pour attirer les meilleurs candidats. Les sections ne doivent pas entrer dans une logique de candidature multiple avant recrutement.

4.2 Session de printemps

Peu de discussions sur les bilans de la session de printemps. Aucune divergence justifiant une discussion approfondie du CSD n’est apparue entre les avis des sections et les décisions du département. EN lien entre évaluation des laboratoires et concours, P. Guillon note que certaines unités, souvent celles qui n’ont quasiment pas de personnel CNRS, n’envoient que très rarement des candidats au concours. Ce faible engagement, même s’il n’est pas surprenant, est jugé dommageable.

La section 9, à la demande du département, a fait l’exercice de classer les laboratoires en trois catégories : A, B et C. L’exercice jugé a été douloureux mais intéressant. P. Guillon aimerait généraliser l’exercice à toutes les sections. Les résultats ont été 20% de A et 20% de C.

Pour information, le compte-rendu de la section 7 est disponible à l’adresse http://www.laas.fr/~queinnec/RapCN7/CR_Prin07.pdf

5- Prochains sujets du CSD

Un tour de table conduit à proposer les sujets suivants à discuter lors des prochaines réunions du CSD. Le bureau du CSD se réunira à la rentrée (18 septembre) pour proposer un programme de ces discussions.

Liste provisoire de sujets :
- Relations Industrielles : relations existantes, outils, instituts Carnot, RTRA, Pôles de compétitivité, politique de brevets, évaluation de la valorisation... À l’occasion de ce débat, il est proposé d’inviter plusieurs industriels.
- Les GdR et les Fédérations du département.
- Politique du CNRS sur les bases de données de publication, HAL. (S. Allano se propose pour faire un exposé sur ce thème)
- Politique concernant les logiciels au CNRS : logiciels libres, base de donnée des logiciels produits par le CNRS, nouveaux outils de diffusion des connaissances...
- Mobilité des ITA, gestion de carrière.
- Organisation de la recherche en laboratoires (équipes et laboratoires, écoles de pensée, infrastructures communes, rôle des directeurs, environnement favorisant la prise de risque, créations de nouveaux laboratoires, géstion des laboratoires en partenariat avec d’autres organismes...)
- Concept d’Hôtel à Projet, quels effets sur les laboratoires ?
- Faire des propositions pour le futur siège du CNRS sur l’Ile Séguin : site intelligent et développement durable
- Mise en place de la démarche qualité dans les laboratoires : faire un bilan, effets sur la capitalisation des connaissances...
- Prise de risque et appels à projets, la place du CNRS et des agences.
- Faire le point sur les comités d’expert du département, présentation de leurs discussions.
- Le point sur les prospectives interdisciplinaires du département et propositions d’action concrètes.
- Bilan exhaustif des laboratoires de ST2I et des évolutions en cours.
- Evaluation, place du CN et de l’AERES.

Le CSD formule également le souhait que les DSA sollicitent des avis du CSD. Ils sont invités à proposer des thèmes à la discussion.

6- Questions diverses

6.1 Informations sur le département par P. Guillon

Forte activité internationale avec visite à Tokyo du LIMMS, la mise en place d’une UMI avec le Mexique, une UMI avec Georgia Tech et des projets à Singapore. Pour le département, une UMI est gérée avec les mêmes caractéristiques qu’une unité nationale : mêmes possibilités de BDI, de recrutements chercheurs et ITA, réponses à appels d’offre européens, etc.). Elles sont évaluées au même titre que les autres unités par le Comité National.

La réunion d’accueil des nouveaux entrants du département s’est faite le 5 juin. P. Guillon considère que c’est trop tard dans l’année et devrait être mieux coordonné avec les journées des nouveaux entrants organisés par les délégations régionales.

Le département recherche un nouveau secrétaire général. Ceci doit se faire rapidement car le secrétaire général aura à gérer les budgets très rapidement à l’automne.

PEPS (Projets Exploratoires Pluridisciplinaires). L’appel à projet a été un grand succès avec près de 220 soumissions alors que la date limite de soumission était distante de 3 semaines de la date d’annonce. Une grande partie des projets était des projets ANR recyclés. Ceux-ci ont été détectés et rejetés. Les demandes portaient parfois sur des coopérations entre équipes d’un même laboratoire. 40 projets ont été retenus et se répartissent 600kEuro. Certains projets, financés sur 1 an à hauteur de 10k€ sont destinés à préparer un projet de plus grande ampleur, d’autres sont financés sur 2 ans avec plus de moyens. Les critères de sélection étaient la prise de risque, le côté exploratoire et pluridisciplinaire. Deux grandes tendances sont à remarquer : STIC-SHS et imagerie pour la santé. Certains projets sont inter-départements et ST2I demandera aux autres départements de participer financièrement. Le grand nombre de soumissions montre la forte capacité des chercheurs du département à formuler des projets de coopération interdisciplinaire. Cela rappelle les mécanismes de financement de coopérations internationales où pour très peu d’argent investi les résultats sont comparativement très importants. L’appel à PEPS est donc à renouveler et à amplifier.

6.2 La situation des jeunes chercheurs

Aide à l’installation des CR : P. Guillon annonce réfléchir à des outils d’aide à l’installation des jeunes recrutés du département. Cela pourrait passer par un financement nominatif de l’ordre de 5kEuros, par des financements de CDD ou de BDI. L’ampleur de cette action se ferait au détriment des financements de PEPS. Le CSD a jugé la proposition d’une dotation de 5k€ intéressante pour permettre des missions courtes favorisant des coopérations nationales ou internationales. L’idée de s’engager à sur une possibilité de bourse BDI dans les premières années d’installation est également jugée favorablement. Actuellement le département attribue 90 BDI par an (toutes co-financées) en réponse aux demandes des laboratoires.

Le CSD note une forte inquiétude de la communauté pour le faible nombre de jeunes attirés par les carrières scientifiques. Cela se traduit par des difficultés à recruter des doctorants de bon niveau et cela va se traduire d’ici peu sur une diminution des candidats Post-Doc. Les effets sont des ralentissements à prévoir dans la dynamique de recherche. Les causes sont sociétales mais aussi structurelles. Le faible niveau des salaires, les longues périodes de CDD avant recrutement et le discours critique sur la qualité de la recherche française sont particulièrement dissuasifs. À cela s’ajoute parfois une démobilisation des nouveaux recrutés Maîtres de Conférences du fait d’une charge d’enseignement trop forte et du manque de suivi par l’évaluation de leurs activités. Concernant les CR, malgré les difficultés au passage DR, il n’est pas noté de forte démobilisation des CR. En réponses à ces difficultés, il est envisagé de renforcer des coopérations internationales (par exemple avec les UMI) pour faire appel à des étudiants étrangers et cela peut passer par des financements de bourses de Master. Le CNRS souhaite également mettre en place un paiement systématique de tous les stagiaires (les Universités se sont prononcées contre). Des mécanismes simples et modulables pour attirer des étudiants vers les carrières scientifiques sont à mettre en place. Le département ST2I souhaite aussi réactiver les passions pour les sciences et communiquer sur leurs enjeux sociétaux. Un camion itinérant avec des expériences de physique a été mis en place.

6.3 Recrutements ITA et leur mobilité

Les difficultés dans les carrières se ressentent également chez les ITA avec des personnes qui se démobilisent. Des mécanismes de mobilité entre laboratoires, sur des périodes courtes ou longues, et des stages de formation, sont à encourager.

En 2007 le département recrute 20 ITA en SPI (sections 9 et 10) et 22 en STIC (sections 7 et 8). La campagne de NOEMI 2007 (réalisée fin 2006) a porté sur 248 postes au CNRS, 50% en BAP H et 20% en BAP E. Le département qui est fortement concerné par la BAP C a donc eu peu de possibilités de NOEMI. Les départs en NOEMI sont le plus souvent non remplacés pendant quelques années. De ce fait les laboratoires même s’ils souhaitent satisfaire les évolutions de carrière de leurs personnels, sont réticents à leur mobilité.


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